«Gilets jaunes»: Olivier Besancenot rejoint l'appel d'Eric Drouet pour une «grève générale illimitée» le 5 février

MOBILISATION Après un appel « à la grève », lancé par la CGT, le 5 février prochain, Eric Drouet a annoncé qu’il souhaitait un « blocage total » et « illimité »… 

20 Minutes avec AFP

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Olivier Besancenot le 30 avril 2018.
Olivier Besancenot le 30 avril 2018. — ISA HARSIN/SIPA

Initialement proposée par la CGT, la mobilisation du 5 février pourrait se transformer en « grève générale illimitée », après l’appel lancé par Eric Drouet, l’une des figures des « gilets jaunes ».  Olivier Besancenot, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a annoncé, ce mercredi, qu’il se « joignait » à cet appel.

« Il y a de nouveaux appels qui naissent du côté des "gilets jaunes", qui ont même été lancés par Eric Drouet, de faire en sorte que le 5 février, qui était une journée de grève, proposée par la CGT initialement, devienne une journée de grève générale illimitée », et « je me joins à cet appel », a expliqué Olivier Besancenot, ce mercredi, sur BFMTV/RMC.

« On a besoin de passer ce plafond de verre qui est celui du nombre »

« De mon point de vue, ça me paraît une bonne idée, pour la simple et bonne raison qu’en termes d’efficacité, on a besoin de passer ce plafond de verre qui est celui du nombre, on a besoin d’une mobilisation claire contre la répression, pour les salaires et la répartition des richesses », a justifié le porte-parole du NPA.

« La 2e raison, elle est stratégique : jusqu’à présent, on avait un mouvement social, un mouvement syndical et les « gilets jaunes » qui se regardaient un peu en chiens de faïence. Là il y a un geste qui a été fait du côté des « gilets jaunes » et je crois que ça doit interpeller les organisations syndicales, c’est peut-être le moment de la convergence », a-t-il argumenté.

« Une mobilisation inédite, historique, qui n’est pas simplement en résistance contre un projet »

Olivier Besancenot a proposé que « l’ensemble des responsables politiques de gauche » se retrouvent « dans une grande rencontre unitaire lundi pour soutenir la grève générale du 5 et lutter ensemble contre la répression », invitant notamment « ​Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Benoît Hamon, (Fabien) Roussel, Nathalie Arthaud, les Verts, la gauche syndicale ». « On ne va pas arrêter le gouvernement simplement ni avec des menaces ni avec des sourires mais simplement en lui faisant peur d’un point de vue politique », a-t-il plaidé.

« Il y a une mobilisation inédite, historique, qui n’est pas simplement en résistance contre un projet, mais qui est pour quelque chose », s’est-il félicité, en soulignant que « c’est la première fois depuis mai 1968 qu’on a un mouvement qui gagne quelque chose ». La CGT a appelé « à la grève » le 5 février et à « des manifestations » sur tout le territoire, pour répondre à l'« urgence sociale », réclamant une hausse du Smic et une réforme de la fiscalité. L’appel à la transformer en « blocage total » a été partagé sur Facebook par Eric Drouet.