«Gilets jaunes»: Laurent Nuñez appelle Jean-Luc Mélenchon à sortir de l'«angélisme»

POLITIQUE « On a l’impression qu’on a des gentils militants pacifistes et puis qu’il y a des policiers qui les agressent », a lancé Laurent Nuñez…

20 Minutes avec AFP

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L'acte 10 des "gilets jaunes" a notamment lieu à Paris
L'acte 10 des "gilets jaunes" a notamment lieu à Paris — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Le secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur Laurent Nuñez a appelé ce dimanche « M. Mélenchon et ses amis » à sortir « d’une forme d’angélisme » concernant la violence envers les forces de l’ordre lors des manifestations des «gilets jaunes». « Il faut sortir, pour certains responsables politiques comme M. Mélenchon et ses amis, d’une forme d’angélisme qui fait peur », a déclaré Laurent Nuñez sur BFMTV.

Il a accusé les parlementaires de La France insoumise, qui ont déposé vendredi à l'Assemblée nationale une proposition de loi « visant à interdire l’utilisation des LBD (lanceurs de balles de défense) et grenades lacrymogènes de type F4 », et leur patron, d'« utiliser la situation ».

« Gentils militants pacifistes » versus « des policiers qui les agressent »

« On a l’impression qu’on a des gentils militants pacifistes et puis qu’il y a des policiers qui les agressent et que c’est pour cela qu’on a des violences. Il faut arrêter et sortir de cet angélisme », a-t-il insisté. « Une journée comme hier (10e samedi de mobilisation), c’est près de 300 interpellations, ce qui est énorme mais qui correspond bien à la violence de certains individus sur ces manifestations », a détaillé Laurent Nuñez.

Selon le ministère de l’Intérieur, les «gilets jaunes» étaient 84.000 à manifester samedi pour leur acte 10, un chiffre stable par rapport à leur mobilisation la semaine précédente.

Laurent Nuñez a de nouveau justifié l’utilisation du lanceur de balle de défense (LBD) par la violence « inédite » envers les forces de l’ordre. « Si les policiers n’ont plus de lanceurs de balles de défense, on va assister à des drames, ce sont les policiers qui vont être lynchés », a-t-il mis en garde. « En général, dans les manifestations, ils ne sont pas utilisés. Lorsque les LBD sont utilisés, c’est que la manifestation a tourné en guérilla urbaine », a-t-il ajouté.

Au 15 janvier, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie de 81 enquêtes judiciaires concernant des faits qui se sont déroulés durant les journées d’action des « gilets jaunes ». Sur ces 81 enquêtes, les enquêteurs ont recensé 31 blessés « sérieux ou graves », c’est-à-dire avec une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours, a précisé à l’AFP une responsable de l’IGPN.