Grand débat à Souillac: Pension de réversion, ISF et ours des Pyrénées... Les réponses d'Emmanuel Macron aux 600 maires

LIVE Revivez avec nous le deuxième débat d'Emmanuel Macron avec les maires français...

C. Ape.

— 

Emmanuel Macron face à 600 maires, le 18 janvier 2019, à Souillac.
Emmanuel Macron face à 600 maires, le 18 janvier 2019, à Souillac. — Ludovic Marin/AP/SIPA

L'ESSENTIEL :

  • Trois jours après un premier oral marathon, Emmanuel Macron retourne sur la scène du grand débat face à 600 maires d'Occitanie rassemblés à Souillac (Lot).
  • Comme à Grand Bourgtheroulde (Eure), Emmanuel Macron se retrouvera à partir de 15h00 entouré d'élus de tous bords ceints de l'écharpe tricolore et venus des 13 départements de la région.
  • Pour l'occasion, Souillac, un bourg de 3.750 habitants sur les rives de la Dordogne, est placé sous haute sécurité: centre bouclé, marché annulé et manifestations interdites.

A LIRE AUSSI :

 

20h14 : C'est la fin de la prise de parole d'Emmanuel Macron et la fin de ce live. Merci de l'avoir suivi avec nous

20h09 : Ca fait plusieurs fois qu’Emmanuel Macron répète qu’il est preneur des idées concrètes des maires pour améliorer les choses

« Tant qu’elles respectent la constitution », a précisé le Président.

20h03 : Emmanuel Macron répond à la maire de Montauban sur l'immigration

Le président explique que c'est une erreur d'aborder la question de l'immigration par le biais du terrorisme. Applaudissements unanimes dans la salle. Elle est la seule à avoir évoqué le sujet.

19h56 : Emmanuel Macron promet d’être là au prochain congrès des maires

Il répondait à un « conseil » donné par l’un des maires de l’Assemblée de venir assister à la réunion de l’AMF, après avoir « séché » le congrès de cette année.

19h47 : « On ne touchera pas à la pension de réversion », garantit Emmanuel Macron en évoquant la réforme des retraites

Cette pension, perçue par les veufs et veuves lors de la perte de leur épouse/époux, a été menacée de disparition.

19h27 : « Aucune fermeture, c’est pas possible »

Emmanuel Macron répond sur la fermeture des classes en zone rurale, en réponse à une demande de moratoire très applaudie plus tôt. « Partout où on peut, on maintient », promet le chef de l’Etat.

Il veut développer des solutions comme l’internat. Jean-Michel Blanquer y reviendra plus en détail à la fin de son intervention.

19h25 : Un point sur « l’inégalité de destin »

Tout à l’heure, Emmanuel Macron s’est exprimé sur la fiscalité. Il assure qu'« on a une fiscalité en France qui est redistributive ». Les vraies inégalités, dit-il, sont l’inégalité de destin et d’accès au travail, comme le relèvent nos confrères

19h19: Emmanuel Macron rend hommage au maire de Trèbes, Eric Ménassi

Il a été longuement applaudi par ses coreligionnaires plus tôt dans l'après-midi.

18h59 : Emmanuel Macron et l’ours pyrénéen

Interrogé sur la réintroduction des ours dans les Pyrénées, Emmanuel Macron défend la préservation de la biodiversité. « J’ai été interrogé sur l’ours en Ariège. Il est important de maintenir cette présence et la variété de nos espèces », répond le Président. Sur ce sujet plus léger (mais très sérieux pour les éleveurs), on entend de nombreux rires dans l’Assemblée. Pour soulager les éleveurs qui perdent leurs troupeaux dans des attaques, Emmanuel Macron propose d’aller prélever les animaux dans les vallées où l’ours a un « comportement prédateur » pour les réintégrer ailleurs. En contrepartie, Emmanuel Macron rappelle que les communes ont perçu une « prime à l’ours ».

18h57 : « C’est pas en rétablissant l’ISF ou en faisant le RIC qu’on réglera le chômage de masse »

Emmanuel Macron déplore le manque de formation et le problème de l’emploi en France

18h48 : L'échec de la décentralisation, c'est aussi parce que « parfois on veut tous être sur la photo », plaisante Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s’exprime sur la décentralisation dont « l’état doit rester le garant ». « Allons dans ce sens », celui de la décentralisation et dans celui de la « déconcentration », a évoqué le président. Emmanuel Macron répondait à un maire qui critiquait les délais de réponse de l’Etat sur un problème local.

18h43 : Macron favorable à l'ouverture de discussions sur la Dotation globale de fonctionnement (DGF), critiquée par les maires

18h36 : Les 80 km/h en débat, les résultats attendus sont « bons »

« Je suis passé sur certaines routes, on n’arrive pas à monter à 80 déjà », lance le président qui a fait l’expérience des routes rurales. Emmanuel Macron a indiqué que les premiers bilans de la mesure sont attendus dans les prochains jours et qu’ils sont « bons ».

« Faut-il revenir à 90 km/h dans sur certaines routes ? », a demandé le chef de l’Etat. C’est une possibilité, a-t-il affirmé et les maires seront consultés.

18h35 : Emmanuel Macron défend son choix d’investir dans les transports existants plutôt que de créer de nouvelles lignes

« Cette mobilité du quotidien, c’est là où on va mettre le plus d’argent », explique le président. « On rattrape des années de laisser-aller. »

18h28 : Comme mardi dernier, le sujet de l’ISF est sur la table

« L’ISF dans l’immobilier a été maintenu », se justifie le président. « Le sujet, c’est est-ce qu’on veut aider nos entreprises à créer des emplois ? (…) J’assume cette politique ! Mais si on considère que cette politique n’a pas d’impact, il faut aménager les choses. »

18h22 : C'était rapide ! Emmanuel Macron prend la parole

Les élus se sont exprimés pendant 2h30.

18h21 : Le dernier maire s'exprime, avant la prise de parole d'Emmanuel Macron

18h00 : De l’agitation dans la salle lors de la prise de parole de la maire de Montauban sur l’immigration

Immigration, violences, privilèges, politiquement correct… Brigitte Barèges oppose les droits accordés aux « gilets jaunes » à ceux accordés aux personnes qui ne sont pas de nationalité française et dénonce un « sentiment d’injustice ».

17h56 : « J’espère que vous n’avez pas été gêné par mon accent »

« J’espère que vous n’avez pas été gêné par mon accent, il est assez prononcé. C’est un exemple de l’accent catalan de la République française », a déclaré le maire de Céret, Alain Torrent, en roulant les « r », sous les applaudissements.

17h46 : « Un conseil M. le président. L’année prochaine, venez au congrès des maires »

Applaudissements dans la salle après cette déclaration du maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales). Il est vrai que le président, qui avait promis d’y aller chaque année de son mandat, avait finalement décidé de ne pas y aller cette année.
 

17h31 : « On souffre du départ des jeunes de nos territoires », plaide Laurent Suau, le maire du Malzieu-Ville (Lozère)

Le maire a également appelé à déconcentrer les décisions «prises à Paris». Laurent Suau a lancé une invitation à Emmanuel Macron à se rendre en Lozère, où « ce n’est pas la ruralité, mais l’hyper-ruralité ».

17h21 : « Acceptez un moratoire de quelques années sur les fermetures de classe en zone rurale », demande la maire de Saint-Chély-d’Aubrac

L'arrêt des fermetures de classes en zone rurale, évoqué par Christiane Marfin, semble faire l’unanimité parmi les maires

16h50 : « C’est bien les ponts, c’est mieux que des murs »

Christiane Marfin, maire de Saint-Chély-d’Aubrac (Aveyron), vante le pont des Pélerins, situé sur la via Podiensis, route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, et à ce titre est un site classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Mais aurait-elle un message à faire passer à Donald Trump ?

16h45 : Le maire de Trèbes salue « un État présent, protecteur, facilitateur » après l’attentat et les inondations dans la ville

Mais il s’interroge : « sur la terrible année vécue dans l’Aude et à Trèbes : l’Etat a été présent et facilitateur pour nous. Pourquoi ce qui a été simplifié pour nous ne serait pas mis en pratique pour tous ? »

16h39 : Eric Ménassi, le maire de Trèbes (Aude), théâtre d’attentats et d’inondations meurtrières, est chaleureusement et longuement applaudi par les élus

 

16h30 : « Aller au contact, ici en terre de rugby, ça a du sens », lance Patrick Timbart, maire de Castillon-en-Couserans (Ariège)

16h07 : Christian Venries, maire (SE) de Saint-Cirgues (Lot) ne veut pas de langue de bois

« Je ne viens pas de Saint-Cyr, mais de Saint-Cirgues (…). Je n’ai pas de master option langue de bois et je ne compte pas le passer », lance le maire, applaudi par les élus. Il espère que les discussions se feront avec « un parler vrai ». « Il ne faut pas que ce débat devienne le Grand Bluff », lance-t-il. Il regrette que les lois soient selon lui « déconnectées des réalités ». Il demande à l’exécutif de redonner plus de pouvoir aux mairies « devenues une coquille vide ».

 

15h54 : Jean-Marc Vayssouze-Faure, maire PS de Cahors et président de l’AMF dans le Lot prend la parole

« Nous attendons de vous des preuves », lance-t-il au chef de l’Etat après avoir listé les difficultés connues notamment par sa région. Le maire de Cahors exige « une véritable politique d’aménagement du territoire », des preuves de la « disposition (du chef de l’Etat) à revoir le logiciel de la représentation en intégrant les corps intermédiaires », mais aussi « des preuves du goût (d’Emmanuel Macron) pour une France unie, qui retrouve confiance en l’avenir car tous ceux qui la composent ont besoin de preuves qu’on compte encore sur eux dans notre société ».

15h51 : Le chef de l’Etat invite les présidents de département à un déjeuner de travail

Sébastien Lecornu, qui anime le débat, indique aux présidents de département que le chef de l’Etat les invite à un déjeuner de travail pour « traiter de l’échelle départementale et des questions des finances départementales ».

15h45 : Emmanuel Macron rappelle quel est l’objectif de ce grand débat

« L’objectif c’est de vous entendre. D’entendre ce qui remonte de votre population, dont vous êtes les représentants légitimes, et ce qui remonte des élus que vous êtes ».

Organisation de la vie dans la cité, problèmes au quotidien et problématiques des concitoyens sont au programme, liste Emmanuel Macron.

Le président évoque une triple fracture (sociale, démocratique, économique). Toutefois, il prévient qu'« avoir un projet au niveau de la Nation, ce n’est pas faire droit à toutes les demandes ».

 

15h38 : Jean-Michel Sanfourche, maire de Souillac, accueille le chef de l’Etat et lui souhaite la bienvenue

« Trop de concitoyens ne peuvent plus vivre dignement », lance le maire de Souillac. Il demande notamment au président de prévoir « le rétablissement de certaines allocations » comme les APL.

15h35 : Des applaudissements nourris accompagnent l’entrée du chef de l’Etat dans le Palais des Congrès de Souillac

15h29 : Emmanuel Macron is coming

15h25 : Ca ne devrait plus tarder. C'est le moment de faire une dernière petite pause.

15h18 : Emmanuel Macron a déjeuné dans un lycée de Souillac avec le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer

Personnellement, j’ai déjeuné à la rédaction avec mes collègues.

15h03 : Les maires de la région Occitanie commencent à arriver au Palais des congrès de Souillac

 

14h37 : 360 débats référencés sur la plateforme

Une nouvelle rencontre avec des élus est prévue la semaine prochaine, dans un lieu que l’Elysée doit encore annoncer, a indiqué ce vendredi matin Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, co-animateur du grand débat : « L’idée est d’avoir une à deux rencontres par semaine, en fonction de l’agenda international, et garder des rencontres qui soient à taille humaine ».

Quelque 360 débats, à partir de samedi, sont actuellement référencés sur la plateforme, a précisé Sébastien Lecornu. 40 % sont organisés par des élus locaux, des collectivités territoriales, 40 % par des citoyens et 20 % par des associations".

14h23 : Cinq « garants » désignés pour « garantir l’indépendance » du grand débat lancé

- Jean-Paul Bailly, 72 ans, polytechnicien, ancien patron de la RATP et de la Poste, a consacré l’intégralité de sa carrière au service public. Il a été désigné par le Premier ministre, Edouard Philippe.

- Isabelle Falque-Pierrotin, conseillère d’Etat, présidait depuis 2011 la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Elle avait notamment supervisé l’entrée en vigueur du RGPD, le nouveau règlement européen sur la protection des données. Agée de 58 ans, elle a également été désignée par le Premier ministre.

- Nadia Bellaoui, 43 ans, secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement, est une personnalité du monde associatif. Elle a été désignée par le président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Patrick Bernasconi.

- Guy Canivet, 75 ans, ancien magistrat, a siégé de 2007 à 2016 au Conseil constitutionnel où il avait été nommé par l’ancien président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré. Il a été choisi par le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

- Pascal Perrineau, 68 ans, politologue et spécialiste de sociologie électorale, a été le directeur du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris de 1994 à 2013. Auteur de nombreux ouvrages, il intervient régulièrement dans les médias. Pascal Perrineau a été désigné par le président du Sénat, Gérard Larcher.

13h49 : Emmanuel Macron a longuement échangé avec des habitants, notamment des retraités, de Saint-Sozy (Lot)

Un retraité lui a montré sa fiche de salaire en lui demandant pourquoi il gagnait « 100 euros de moins ». Une étudiante infirmière l’a aussi interpellé sur la question du handicap. « Un sujet qui m’est cher », a assuré Emmanuel Macron, qui a plaidé pour « l’insertion dans l’école ». « Je ne suis pas sourd, c’est pour ça que je vais au contact », a répondu le président à un artisan de 33 ans qui n’a jamais voté et l’a interpellé sur les niveaux de TVA.

13h41 : Tensions entre les forces de l’ordre et les manifestants à Souillac

Un groupe de "gilets jaunes" tentent un sit-in dans une rue proche de la salle où Emmanuel Macron est attendu, avant d’être délogés par les forces de l’ordre.

13h23 : Combien de temps va durer la discussion entre Macron et les maires ?

Le dernier débat à Grand Bourgtheroulde en Normandie avait duré sept heures mardi lors du lancement du grand débat national, un record ! Cette fois-ci, la règle semble être la même : « Tant qu’il y aura des questions, il répondra », a indiqué son entourage.

13h05 : « En démocratie, la vie de la cité se fait aussi lors des élections »

13h05 : « Un pays on le redresse tous ensemble on ne le change pas comme ça en quelques mois », a déclaré Emmanuel Macron

 

13h03 : « Parfois on a trop tendance à se diviser », a regretté Emmanuel Macron face à des habitants de Saint-Sozy

12h53 : Emmanuel Macron à la rencontre des habitants

« Les choses sont en train de bouger. Il y a du travail, on va tous s’y mettre », a affirmé le chef de l’Etat à des habitants de Saint-Sozy. « Je vais continuer avec vous, car on le fera tous ensemble. »

12h40 : Le calme est revenu dans le centre de Souillac

12h35 : Emmanuel Macron en visite dans une école du Lot

Pour l’heure, Emmanuel Macron est à l’école intercommunale de Saint-Sozy, dans le Lot. Il a rencontré les enseignants et les élèves d’une classe de CE1/CE2.

Le chef de l’Etat est accompagné de Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education nationale), Jacqueline Gourault (Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales) et Sébastien Lecornu (ministre chargé d’animer le grand débat national).

12h12 : Tensions entre manifestants et forces de l’ordre

Des heurts les ont opposés aux forces de l’ordre, qui les ont repoussés, parfois à coups de matraque, et deux personnes ont été interpellées, ont constaté des journalistes de l’AFP.

12h10 : Plusieurs dizaines de manifestants à Souillac

Des dizaines de manifestants -- « gilets jaunes », retraités locaux et quelques jeunes masqués -- se sont rassemblés ce vendredi matin dans le centre de Souillac.

Les manifestants ont entonné la Marseillaise et scandaient « Macron démission ».

11h45 : Bonjour à tous et bienvenue sur ce live où vous pourrez suivre en direct avec nous l'épisode 2 du grand débat national qui se tiendra à Souillac, dans le Lot.