Municipales 2020: Comment Johanna Rolland commence à préparer son programme

ELECTION La maire (PS) de Nantes, Johanna Rolland, s'est entourée de personnalités de la société civile pour lancer le «Labo 258», en vue des municipales...

Julie Urbach

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Johanna Rolland entourée de membres du
Johanna Rolland entourée de membres du — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Plus d’un an avant les élections, Johanna Rolland a lancé une réflexion pour brosser le visage de Nantes dans dix ans.
  • La maire de Nantes a sollicité des personnalités aux profils variés, pour la plupart non engagé politiquement, mais connus dans leurs milieux respectifs.

Ce n’est pas officiellement présenté comme tel, mais elle se lance bel et bien dans la course. Ce mercredi, Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes, a levé le voile sur la façon dont elle préparait l’échéance des municipales de 2020. L’édile de 39 ans a lancé  « Nantes Labo 258 », une démarche de réflexion présentée comme « inédite ». Et notamment parce qu’elle repose sur une vingtaine de personnalités de la société civile, dont « 95 % ne sont membres d’aucun parti politique ».

Si Johanna Rolland assure qu’elle mettra à contribution les équipes de son parti pour l’élaboration de son programme (et qu’elle lancera aussi un appel aux autres partis à gauche), elle mise surtout sur ce collectif pour voir émerger des « idées ou solutions nouvelles ». « Ce n’est pas encore la campagne, c’est la pré-campagne, se défend-elle. D’abord il faut savoir vers où l’on veut aller, pour élaborer ensuite un projet, avant de rentrer dans les questions de budget ou d’accords. (…) Je croise beaucoup de citoyens qui ont envie de débattre, d’innover, hors des organisations politiques au sens traditionnel. »

Des personnalités d’univers variés

Jusqu’au 30 juin, des membres de la société civile - avocat, entrepreneur, universitaire, syndicaliste ou encore artiste - sont chargés d’animer, bénévolement, divers ateliers et groupes de travail pour brosser le visage de Nantes d’ici à 10 ans, sur des thèmes variés : droit des femmes, accessibilité, entreprenariat… S’ils viennent d’univers différents, ils sont loin d’être des anonymes. A l’instar de Julien Hervouët, PDG de la start-up iAdvize, Benoît Furet, universitaire et créateur de la maison imprimée en 3D, l’avocate Anne Bouillon ou encore Nicolas Lemonnier, le fondateur de Run eco team. Tous ont été directement sollicités par Johanna Rolland, qui leur a donné « carte blanche ».

« Nantes Labo 258 » s’appelle ainsi car la démarche (qui n’est financée ni par de l’argent public, ni par le PS, insiste-t-on dans l'entourage de la maire) doit durer 258 jours, soit jusqu’au 30 juin prochain, date à laquelle une synthèse sera élaborée. Et ensuite ? « S’ouvrira à la rentrée une nouvelle phase qui sera d’une autre nature », dit la maire, sans plus de précision. Et à ceux qui estiment que le recours à la société civile est galvaudé, notamment avec l’émergence de La République en Marche, elle répond, agacée : « C’est le fil de mon action depuis 2011. En 2014, ma liste était déjà largement composée de gens de la société civile. »