Grand débat national:  Après 7 heures de dialogue, Macron promet «un acte 2» de son mandat

LIVE Suivez en direct le lancement du grand débat national par Emmanuel Macron dans l'Eure à Grand Bourgtheroulde...

V.V. et L.Br.

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Emmanuel Macron a répondu aux questions des maires réunis dans l'Eure dans le cadre du grand débat national.
Emmanuel Macron a répondu aux questions des maires réunis dans l'Eure dans le cadre du grand débat national. — PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

L'ESSENTIEL

  • Emmanuel Macron donne, à 15h, le coup d'envoi du grand débat national devant 600 maires normands réunis dans le gymnase de la commune de Grand Bourgtheroulde (Eure)
  • Il espère ainsi répondre à la crise des «gilets jaunes» et parvenir à relancer son quinquennat.
  • Cette première sortie du chef de l'Etat depuis un mois se déroulera sous haute sécurité, alors que des «gilets jaunes» ont appelé à manifester sur place.

A LIRE AUSSI

22h10: C'EST FINI

Après près de 7 heures de dialogue. «Un immense merci d'être resté jusqu'au bout et d'avoir posé de nombreuses questions. On ne va pas trouver des solutions à tout mais on peut lever beaucoup de mal-entendus», lance Macron sous les applaudissements. Le président souhaite «un acte de 2 de ce mandat» et veut «réussir à faire vivre une république de la délibération permanente». «Merci à vous, vous tenez la république au quotidien, la république, c'est nous», termine le président.

Allez, on se quitte sur ces bonnes intentions, qui seront vite mise à l'épreuve de la réalité. Merci pour ce moment, comme dirait l'autre, et bonne soirée à tous.

>> La synthèse de cette journée à lire ici

21h55: Ça continue, encore et toujours

«Il est 21h00, euh non, 22h00», se reprend Macron, sous les rires de l'Assemblée. Le Chef de l'Etat a tombé la veste et semble plus à l'aise au milieu des maires que lors de sa dernière intervention scriptée face aux Français depuis l'Elysée. Bon, à moins de 600 internautes qui suivent son discours sur le Twitter de l'Elysée, il va falloir songer à mettre les voiles. Il parle en ce moment du Brexit et des zones de pêche.

 

20h54 : Emmanuel Macron réservé sur le référendum d’initiative citoyenne

Le RIC est l’une des revendications les plus partagées par les « gilets jaunes ». Le président s’est dit réservé sur cette procédure, tout en admettant qu’une « réflexion sur nos différentes formes de démocratie » avait sa place dans le grand débat national.

« On ne doit pas créer une situation de concurrence entre les formes de démocratie » directe et représentative, a plaidé le chef de l’Etat.

19h32 : Le président et les maires échangement désormais depuis plus de quatre heures

19h26 : « Tu traverses la rue »… Echange savoureux entre les maires et le président de la République sur sa petite phrase

Voici un résumé de ce moment. Interpellé par des maires, Emmanuel Macron a défendu mardi sa petite phrase controversée de l’automne dernier où il avait assuré à un chômeur qu’il lui suffisait de « traverser la rue » pour « trouver un travail ».

Alors qu’il répondait à une question sur la mobilité en zone rurale, le chef de l’Etat a expliqué « qu’on a dit à nos concitoyens, tu veux un boulot, tu dois venir travailler dans la grande ville ». « Tu traverses la rue », l’ont interrompu ironiquement plusieurs des 600 maires, déclenchant des rires dans l’assistance.

« Moi, là où j’habite, en traversant la rue, je peux vous dire on en trouve », du travail, a-t-il rétorqué sans se démonter, en allusion au quartier huppé autour de l’Elysée. « Parfois on fait des caricatures, en pensant que ce qu’on dit un moment à quelqu’un, de bonne foi, ce serait un message vers tous les Français», a-t-il regretté. « On est au temps du numérique, de l’info en continu, je suis comme ça, je ne changerai pas », a-t-il tranché.

18h36 : Pour Macron, rétablir l’ISF ne réglera pas la crise des « gilets jaunes »

Au passage, il nous livre une nouvelle expression désuète dont il a le secret… « Il ne faut pas raconter des craques : c’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul gilet jaune s’améliorera. Ça, c’est de la pipe », a déclaré le chef de l’Etat.

18h25 : Macron se dit ouvert à des aménagements sur la limitation à 80 km/h

17h55 : « Je pense qu’on peut faire beaucoup d’économies sur la sphère sociale en s’organisant mieux, en responsabilisant davantage »

Après la « petite » phrase d’Emmanuel Macron diffusée ce mardi après-midi par plusieurs journalistes, le chef de l’Etat est revenu sur les dépenses sociales en plaidant pour une « responsabilisation » de « tous les acteurs ».

 

17h47 : « L’ISF doit faire partie de ce débat », assure le Président

« L’ISF doit être évaluée, il faut l’évaluer cette réforme ! Mais elle a été votée y’a un an. Les parlementaires vont regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas. Si des mesures prises pendant ces 20 mois sont contre-productives, elles seront corrigées », assure le chef de l'Etat.

 

17h42 : Emmanuel Macron revient sur la suppression de l’ISF

« C’est pas du tout un tabou ni un totem. Le gouvernement a pris des textes et le parlement a voté des textes ce sur quoi je me suis engagé (…) Beaucoup de gens qui disent, il faut remettre l’ISF parce que ce serait juste. Je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Non, pardon de vous le dire. Les gens qui étaient fortunés, ça fait bien longtemps qu’ils étaient partis (…) donc qui payaient l’ISF? Ceux qui n’étaient pas assez riches pour partir. C’est ça la réalité »

17h36 : Emmanuel Macron se dit opposé à l’installation obligatoire des médecins dans certains territoires ruraux

« C’est extrêmement difficile d’aller dans ce sens et je pense sincèrement que ce serait une erreur. Les médecins sont (…) très attachés à leur liberté. Si on commence à les forcer à aller dans tel ou tel endroit, ils quitteront », a-t-il dit aux maires réunions dans l’Eure après une suggestion d’une élue sur le sujet. « Il faut redéfinir l’offre de soins et décloisonner le public et le privé », a-t-il poursuivi.

17h16 : Emmanuel Macron reconnaît le sentiment des élus ruraux de « ne pas être respecté par l’Etat »

« La réalité c’est qu’il y a un sentiment de déprise des élus locaux, notamment quand ils sont dans la ruralité, le sentiment de ne pas être respectés et accompagnés par l’État, ça, c’est là et je ne vais pas le nier », dit le chef de l’Etat.

17h14: Le Président demande aux maires d'être des «facilitateurs»

 

17h13 : Emmanuel Macron rectifie le terme de « cahier de doléances »

« Ce doit être des cahiers de droits et de devoirs, les doléances c’est comme si un souverain devait donner des choses, en démocratie y’a un budget (…) des élus, élus par le peuple et après le peuple peut exprimer des souhaits et expressions de droits et devoirs », dit le chef de l’Etat.

17h12: Emmanuel Macron commence ses réponses aux nombreuses questions adressées par les élus 

17h03 : Une maire de l’Orne interpelle vivement le Président sur la PMA

Après quelques éclats de voix, Hélène Obissier, maire d’Origny-le-Butin, prend la parole et demande à Emmanuel Macron de tenir ses promesses en accordant « à toutes les femmes l’accès à la PMA ».

16h59: Bernard Aubril, maire de Lisieux, demande la mise en place du vote obligatoire

 

16h46 : Sophie de Gibon, maire de Canteloup (Calvados) dit le « mépris » ressenti à l’égard des élus ruraux

L’élue d’une commune de 191 habitants démarre son intervention en confiant au Président le sentiment de « mépris » ressenti à son égard et à l’égard des maires des petites communes de la part de l’Etat. « Les nouvelles mobilités sont aujourd’hui créées davantage pour aller de Sarcelles à Paris que de Canteloup à Croissanville ». Dans un ton un peu plus sec que ses prédécesseurs, elle exhorte le président à « arrêter de changer les lois » : « Même si j’avais fait l’ENA je ne m’en sortirai pas », dit-elle.

16h28 : Beaucoup de maires « remercient » le Président d’être présent

L’ambiance est relativement détendue, la majorité des maires qui interrogent le chef de l’Etat sont des élus ruraux ou des élus de petites communes et remercient le président d’être là.

16h11: Dans le même temps, certains gilets jaunes seraient repoussés par les forces de l'ordre 

 

16h08 : « On a l’impression qu’on demande énormément au peuple et aux collectivités locales »

Le maire d’Evreux dénonce le sentiment d’injustice vécu par les collectivités territoriales et demande au Président s’il peut s’engager à « baisser drastiquement les dépenses de l’Etat sans baisser la qualité des services de l’Etat ». Sa prise de parole suscite un brouhaha, certains élus dénoncent une position « démagogique ».

15h50 : Valéry Beuriot, maire de Brionne, demande au président de « lever la contradiction sur l’ISF »

L’élu PCF - Front de gauche souligne que la restauration de l’impôt sur la fortune est au cœur des revendications des gilets jaunes. « Vous l’avez dit dans votre adresse aux Français dimanche soir, il n’y a pas de questions interdites et en même temps j’ai en tête cette contradiction vous ne changerez pas de cap sur la réforme fiscale, l’ISF, la flat tax (…) il me semble qu’il y a là une contradiction qu’il vous appartient de lever », dit l’élu. «Est ce que ce débat est entièrement libre sur la question de la fiscalité ?», interroge Valéry Beuriot.

 

15h37 : « Il ne doit pas y avoir de tabou »

Le président assure que si « des sujets intelligents » émergeaient pendant le débat, ils « pourront être débattus ». « Il ne doit pas y avoir de tabou » martèle Emmanuel Macron. « Je veux que ce soit un échange libre et que vous me disiez ce que vous avez sur le coeur ».

15h34: Emmanuel Macron commence sa prise de parole

«Ce que je souhaite, c'est que vous puissiez vous exprimez de la façon la plus directe, j'ai tout mon temps» dit le chef de l'Etat aux 600 maires présents.«La période que nous sommes en train de vivre pose à notre pays beaucoup de défis», poursuit-il. 

15h31: Le maire de Grand Bourgtheroulde remet au Président son cahier de doléances

L'élu démarre son allocution en s'adressant directement au Président, il lui décerne la médaille de la commune et lui remet le cahier de doléances de ses administrés et prône des solutions "collectives". 

15h18: Emmanuel Macron arrive dans le gymnase de Grand Bourgtheroulde

Le président de la République devrait s'exprimer devant 600 maires présents dans l'Eure pour le lancement du grand débat national. 

14h54 : Suspension de certains arrêtés sur des interdictions de manifester

Selon nos informations, 22 arrêtés portant « interdiction de manifester » dans le département de l’Eure ont été suspendus. Seul reste en vigueur l’arrêté pris lundi interdisant les rassemblements à Grand Bourgtheroulde jusqu’à mercredi.

14h50 : « Les gens en situation de pauvreté (…) y’en a qui déconnent » aurait déclaré Emmanuel Macron

Selon plusieurs journalistes présents sur place, le chef de l’Etat aurait déclaré aux élus du Conseil municipal : Les « personnes en situation de pauvreté », « on va davantage les responsabiliser, car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

 

14h38: A Lille, une plateforme numérique lancée jeudi pour contribuer au débat 

Afin de recueillir les contributions de ses habitants dans le cadre du grand débat national, la Métropole européenne de Lille (MEL) va lancer, jeudi, une plateforme en ligne. Les détails sont à retrouver dans cet article

14h04 : Les environs de Grand Bourgtheroulde sous haute sécurité, selon des témoins sur place

La circulation est limitée depuis 9 heures aux habitants dans la ville. Deux barrages de gendarmes filtrent les passages entre l’A13 et Bourgtheroulde distants d’une quinzaine de kilomètres, a constaté l’AFP. Selon un photographe de l’agence, environ 150 « gilets jaunes » étaient bloqués à un kilomètre du bourg.

Des témoins racontent avoir aperçu CRS sur les gares de péages et sur les aires d’autoroute, ainsi que des canons à eau disposés dans la ville…

 

13h47 : A Grand Bourgtheroulde, des gilets jaunes sont accrochés aux fenêtres

Des habitants de cette ville, choisie par l’entourage du président de la République, ont semble-t-il voulu lui faire passer un message, selon notre confrère d’Europe 1…

 

13h43 : Le président de l’Assemblée nationale demande plus de « civisme » avant l’ouverture du grand débat

« J’en appelle au civisme : autrement dit, à la pleine participation de tous à la vie collective, par le vote bien sûr, mais plus encore par l’engagement des citoyens », a déclaré Richard Ferrand lors de ses vœux aux corps constitués, en présence notamment du Premier ministre Édouard Philippe ou du président du Sénat Gérard Larcher (LR).

Il a fustigé le comportement de certains « gilets jaunes ». « Être citoyen, ce n’est pas attenter aux symboles de la République. Être citoyen, ce n’est pas intimider les élus en se massant devant leur domicile ou en recouvrant leur permanence d’inscriptions haineuses ou encore en les menaçant de mort », a-t-il insisté.

13h27 : Emmanuel Macron a fait un détour dans son itinéraire

Le président de la République a fait une apparition surprise à Gasny, où il a assisté au Conseil municipal.

 

13h24 : La crise des « gilets jaunes » est « une chance » pour « réagir plus fort et plus profondément », a déclaré Emmanuel Macron

Voici le Verbatim exact du président : « Je ne veux pas dire que les "gilets jaunes" est un mouvement social d’un nouveau type, qu’on va attendre qu’il se fatigue et la vie reprendra son cours (…) Mais c’est une chance pour qu’on puisse réagir plus fort et plus profondément », a déclaré le chef de l’Etat.

13h11 : Les « gilets jaunes » aussi attendent Emmanuel Macron à Grand Bourgtheroulde

Ils sont une centaine à attendre le président dans cette ville de 3.700 habitants du département de l’Eure. Ces « gilets jaunes » ont réussi à contourner les barrages en place autour de la commune, où le Président doit lancer le grand débat à 15 heures.

11h06 : Macron attendu par 600 maires normands à Grand Bourgtheroulde

La dernière fois qu’il a mis un pied dehors, c'était au Puy-en-Velay (Haute-Loire) où il avait été violemment pris à partie par des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron retourne, ce mardi, au contact des Français pour donner le coup d’envoi du grand débat national. Il a rendez-vous à 15h au gymnase de Grand Bourgtheroulde (Eure) pour écouter plus de 600 maires normands lire les doléances de leurs administrés. Son espoir : répondre enfin à la contestation en cours depuis le 17 novembre et relancer son quinquennat.