Le grand débat national doit «obliger» le gouvernement, selon Mounir Mahjoubi

SOCIETE L’exécutif s’active pour lever d’ici lundi les incertitudes entourant encore ce grand débat...

20 Minutes avec AFP

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LUDOVIC MARIN / AFP

Le grand débat national qui sera lancé cette semaine en réponse à la mobilisation des « gilets jaunes » doit nous « obliger », et rien « ne sera plus pareil » après lui, a déclaré ce dimanche le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi sur Europe 1. « Il faut que ce grand débat nous oblige », qu'« il nous oblige à changer la façon de faire de la politique en France, à changer la façon avec laquelle notre démocratie fonctionne », a-t-il souligné.

« Rien ne sera pareil après ce grand débat », a-t-il jugé, estimant qu’il y avait aujourd’hui « une vraie prise de conscience » de l’exécutif au sujet des revendications des gilets jaunes. « L’opportunité qui nous est offerte (…) à nous qui avons été élus récemment », est de nous élever « à hauteur des Français » et de leur proposer de « parler des sujets qui sont importants pour (eux) », a-t-il détaillé.

Changer la «façon de gouverner le pays»

Nous allons « changer aussi profondément notre façon de faire la loi, notre façon de gouverner le pays », a ajouté Mounir Mahjoubi.

« Il y a depuis plusieurs décennies en France une humiliation ressentie par de très nombreux Français qui s’est nourrie chaque année de discours parfois incompréhensibles, de mesures ressenties violentes arrivant du haut, arrivant de Paris », a-t-il constaté. « Il y a un sentiment de déconnexion qui est exprimé » dans les cahiers de doléances mis à disposition dans les mairies, « mais pas vis-à-vis du président, de ce gouvernement, vis-à-vis des institutions en général, vis-à-vis du pouvoir », selon Mounir Mahjoubi.

Vendredi, Emmanuel Macron a annoncé qu’ il publierait lundi sa « lettre aux Français » et qu’il préciserait notamment ce qu’il comptait faire des conclusions du grand débat national, lancé le lendemain.

L’exécutif s’active pour lever d’ici lundi les incertitudes entourant encore ce grand débat sur lequel il compte pour éteindre la colère des « gilets jaunes », qui se sont mobilisés de nouveau samedi partout en France pour l’acte 9 de leur contestation.