Ségolène Royal dénonce «l'intolérable épreuve» pour les soldats du défilé du 14-juillet

POLEMIQUE Une épreuve imposée aux soldats français de défiler devant le «dictateur» syrien Bachar al-Assad...

V.G. (avec agence)

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Ségolène Royal est repartie en croisade contre "le système Sarkozy" en allant jusqu'à suggérer que l'effraction récente de son domicile était liée à ses attaques virulentes contre le président de la République, s'attirant un concert de quolibets et de réactions indignées de la droite.
Ségolène Royal est repartie en croisade contre "le système Sarkozy" en allant jusqu'à suggérer que l'effraction récente de son domicile était liée à ses attaques virulentes contre le président de la République, s'attirant un concert de quolibets et de réactions indignées de la droite. — Olivier Laban-Mattei AFP/Archives

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a dénoncé lundi «l'intolérable épreuve» imposée aux soldats français de défiler pour le 14 juillet devant le «dictateur» syrien Bachar al-Assad.

«Je dénonce l'intolérable épreuve infligée à tous les Français et à nos forces armées républicaines contraintes de défiler devant la présence inadmissible de Bachar al-Assad, présent à la tribune officielle du 14 juillet, jour de fête pour les libertés républicaines», a déclaré Mme Royal à l'AFP.

Nostalgie

«Après la visite de Kadhafi, un autre dictateur retrouve ainsi une crédibilité internationale sans aucune contre-partie: ni regret pour les soldats français massacrés au Drakkar, ni Tribunal international pour l'assassinat de Rafic Hariri, ni reconnaissance de la souveraineté du Liban», a-t-elle ajouté.

La présidente de la région Poitou-Charentes a conclut par une petite touche de nostalgie: «Je suis convaincue que ni le Général de Gaulle, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac n'auraient laissé la France payer ce prix d'une mise en scène humiliante».

Réplique immédiate de l'UMP

«La mémoire de Ségolène Royal confine à la tartufferie politicienne», lui a répondu lundi Chantal Brunel, une des porte-parole de l'UMP. «Elle oublie que la présence de Bachar al-Assad résulte du volontarisme diplomatique qui préside à la création de l'UPM et aux négociations entre Israël et la Syrie».

«Elle oublie également que lorsque des troupes françaises rendent les honneurs à des dirigeants étrangers, ceci n'a jamais valu approbation du régime», ajoute-t-elle. Une réplique immédiate de l'UMP qui n'oublie pas son opposante préférée.