Européennes: Ségolène Royal annonce qu'elle ne sera pas candidate

ELECTION Elle avait émis l’hypothèse d’une candidature à l’automne, à la seule condition qu’elle dépasse le seul Parti socialiste…

20 Minutes avec AFP

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Ségolène Royal à l'Assemblée nationale, le 24 janvier 2017.
Ségolène Royal à l'Assemblée nationale, le 24 janvier 2017. — Bertrand GUAY / AFP

Le manque d’union a eu raison de son enthousiasme politique. Faute de rassemblement à gauche, l’ancienne ministre de l’Écologie Ségolène Royal ne sera pas candidate aux européennes de mai 2019, a-t-elle annoncé ce vendredi sur France inter.

Son nom ne figurera sur aucune liste, même si Ségolène Royal compte bien rester « présente dans le débat européen ». Elle avait annoncé l’hypothèse de sa candidature à l’automne et disait réfléchir à prendre la tête d’une liste dépassant l’appareil socialiste, précisant qu’elle donnerait sa réponse en janvier.

« Je reprends ma liberté »

« J’avais posé pour condition, pour répondre à l’aimable pression de mes amis, de pouvoir structurer et créer une convergence et un rassemblement des écologistes, de la gauche, des démocrates, de la société civile également. Ces conditions ne sont pas remplies, puisqu’un certain nombre de partenaires ont refusé, et par conséquent je reprends ma liberté de ne pas être candidate », a-t-elle expliqué.

Le chef de file des écologistes, Yannick Jadot, a refusé le 21 décembre sa proposition d’être numéro deux sur une liste qu’il conduirait. Celui de Générations, Benoît Hamon, a fermé la porte lundi à une alliance avec le PS.

Pas « d’offre politique enthousiasmante »

« Je suis désolée que ce rassemblement ne se fasse pas, parce que nous avons devant nous des défis absolument considérables. Il y a l’urgence climatique, il y a l’urgence sociale, il y a l’urgence démocratique, il y a la montée des nationalismes, et voir qu’on n’est pas capables de s’unir au niveau des démocrates, de la gauche et des écologistes, c’est quand même assez désolant, mais j’espère qu’ils continueront leurs efforts », a affirmé l’ancienne candidate à la présidentielle.

Yannick Jadot et Benoît Hamon « auront des comptes à rendre », a-t-elle averti. « Car si au lendemain des élections européennes nous avons un chaos au niveau du Parlement européen, une forte montée en puissance des nationalismes, parce qu’il n’y aura pas eu d’offre politique enthousiasmante, crédible, ce sera de la responsabilité de ceux qui ont fait passer l’esprit d’appareil politique et les egos avant le rassemblement », a-t-elle critiqué, parlant d’une « faute grave dans un moment de basculement ».