«Gilets jaunes»: Pour sortir de la crise, «il faut retourner aux urnes», estime Marine Le Pen

OPPOSITION La présidente du Rassemblement national estime que la sortie de crise doit passer par la dissolution de l’Assemblée nationale et des élections législatives... 

Manon Aublanc

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Marine Le Pen en Italie, le 8 octobre 2018.
Marine Le Pen en Italie, le 8 octobre 2018. — SIPA

Quelques jours avant le lancement officiel de sa campagne pour les élections européennes, Marine Le Pen est revenue, sur le plateau du 20 heures de France 2, ce jeudi, sur la crise des « gilets jaunes ». La présidente du Rassemblement national a réclamé la dissolution de l’Assemblée nationale, mais aussi de nouvelles élections législatives.

Pour Marine Le Pen, la responsabilité de la crise des « gilets jaunes », qui dure maintenant depuis près de huit semaines, revient au gouvernement : « Nous voyons un gouvernement qui attise la peur, suscite le désordre et, peut-être, tombe trop souvent dans la provocation ». «  L’unité du pays est manifestement gravement mise en cause aujourd’hui. Il faut y répondre par le calme, la dignité, la modération et des solutions institutionnelles », a-t-elle réclamé face à Anne-Sophie Lapix.

« Nous nous préparons à des élections anticipées »

« Nous nous préparons à des élections anticipées. Compte tenu de ce que je vois, de la manière dont le gouvernement hystérise le débat, jette les Français les uns contre les autres, notamment les "gilets jaunes" et les policiers, la seule issue possible et constitutionnelle d’une crise telle que nous la vivons, c’est le retour aux urnes, au peuple », a déclaré la présidente de Rassemblement national, qui estime que la sortie de crise doit passer par la dissolution de l’Assemblée nationale, et un changement du mode de scrutin des législatives.

« Je suggère un plan d’urgence, une sortie de crise en trois étapes », a-t-elle détaillé sur le plateau de France 2. « Faire voter la proportionnelle intégrale pour les législatives, le référendum d’initiative populaire et la baisse du nombre de parlementaires. Puis dans un deuxième temps, il faut dissoudre l’Assemblée nationale. Pour dans un troisième temps, revenir au peuple pour élire une nouvelle Assemblée plus représentative, qui soit relégitimée, et qui soit en mesure d’ouvrir les dossiers fondamentaux que sont la justice sociale, la justice fiscale et, peut être, le dossier de l’immigration que l’on cherche à mettre de côté. »

« J’ai envie par cette candidature de montrer que l’Europe peut être un espoir »

La députée du Pas-de-Calais a également fait l’éloge de Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement national aux prochaines élections européennes, en mai 2019.

« Il est un exemple de la méritocratie républicaine. Il est né dans une famille modeste de Seine-Saint-Denis, il s’est engagé politiquement ce qui montre son intérêt pour le bien commun. J’ai envie par cette candidature de montrer que l’Europe peut être un espoir. Quand l’Union européenne qu’on nous a imposée est un sujet de désespérance, de malheur, d’appauvrissement, de précarité », a-t-elle déclaré.