Rassemblement national: Thierry Mariani a «attendu une clarification» sur l'Europe avant de rejoindre le parti

DECISION « Désormais le RN dit très clairement qu’il n’est pas question de revenir sur l’euro, mais qu’il faut changer la gouvernance de l’euro, le fonctionnement », a-t-il expliqué…

Manon Aublanc

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Thierry Mariani, le 19 novembre 2012 au siège de l'UMP.
Thierry Mariani, le 19 novembre 2012 au siège de l'UMP. — WITT/SIPA

Avant de quitter Les Républicains pour rejoindre la liste du parti de Marine Le Pen pour les élections européennes, l’ancien ministre, Thierry Mariani, a « attendu une clarification du programme du Rassemblement national sur l’Europe », a-t-il expliqué ce mercredi.

« J’attendais une clarification du programme du Rassemblement national sur l’Europe. (…) Désormais le RN dit très clairement qu’il n’est pas question de revenir sur l’euro, mais qu’il faut changer la gouvernance de l’euro, le fonctionnement », a expliqué Thierry Mariani, ce mercredi, lors d’une conférence de presse commune avec l’ancien député LR Jean-Paul Garraud, qui a lui aussi rejoint la liste de Marine Le Pen.

« Ce que je regrette, c’est que je pense qu’il fallait une liste d’union »

« Je ne suis pas d’accord avec certains points sur la politique économique française mais c’est pas l’enjeu. (…) Le programme du Rassemblement national aux présidentielles (de 2017), évidemment que je ne suis pas d’accord », a précisé l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, battu aux législatives sous l’étiquette LR en 2017.

« Ce que je regrette, c’est que je pense qu’il fallait une liste d’union », a également déclaré l’ancien député, à la question de savoir pourquoi il n’avait pas rejoint le président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan, qui conduira sa propre liste.

« Les valeurs du RPR d’hier sont celles du RN d’aujourd’hui »

Thierry Mariani a officiellement quitté LR mardi. « Je fais partie de ceux qui avaient cru à la présidence de Laurent Wauquiez ». Mais «  je regrette que Laurent Wauquiez n’ait pas accepté la main tendue, et au moins de discuter avec une autre formation politique pour voir de quelle manière il pourrait y avoir un rapprochement », a-t-il expliqué. De son côté, Jean-Paul Garraud a décrit un parti « miné de l’intérieur par des divisions anciennes et profondes ».

« Dans ce contexte, il est illusoire de croire que Laurent Wauquiez puisse rétablir la situation, d’autant plus qu’il est lui-même prisonnier d’une contradiction interne : malgré un discours droitier, il s’interdit toute alliance avec toutes les composantes de la droite française, alors que l’urgence commande une solution politique à la situation actuelle ». « Finalement pour moi les valeurs du RPR d’hier sont celles du RN d’aujourd’hui », a jugé Jean-Paul Garraud.