RN: L'arrivée de Mariani «participe de la recomposition de la vie politique», estime Marine Le Pen

PAYSAGE POLITIQUE Pour la présidente du Rassemblement national, d’autres élus de droite, plus particulièrement des Républicains, devraient rejoindre son parti en vue des européennes…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018.
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018. — Jacques Witt/SIPA

Alors que le Rassemblement national peut désormais compter sur l’ancien ministre LR, Thierry Mariani, et l’ex-député LR, Jean-Paul Garraud, pour figurer sur sa liste aux prochaines élections européennes, Marine Le Pen, la présidente du parti, a estimé, ce mercredi au micro de Radio Classique, que ce ralliement « particip (ait) à la recomposition de la vie politique ».

Pour la présidente du Rassemblement nationale, les élus de droite « seront plus nombreux que cela » à rejoindre le RN. « En réalité c’est la Droite populaire qui rejoint le RN, c’est une partie des Républicains. Ce ne sont pas deux personnalités individuelles qui nous rejoignent, c’est vraiment un courant politique », a assuré Marine Le Pen, qui doit présenter dimanche les 12 premiers candidats de sa liste.

Des militants « souverainistes », « opposés aux excès migratoires »

Il s’agit de militants « qui étaient souverainistes, qui de tout temps se sont opposés aux excès migratoires (…) y compris sous les gouvernements de droite » et qui, « tenant compte du nouveau clivage, se disent "entre les mondialistes et les nationaux nous sommes du côté des nationaux" », a-t-elle expliqué.

« De la même manière, de l’autre côté M. Juppé et tous ses amis mondialistes et européistes de LR rejoignent maintenant les rangs d’Emmanuel Macron », a ajouté la finaliste de la présidentielle en 2017.

« Ils ont toute leur place parmi nous »

« Le problème de (Laurent) Wauquiez (président de LR) c’est qu’il est devenu totalement incohérent. Il tient des propos qui sont les nôtres sur l’immigration, sur la sécurité, et dans le même temps ses élus ne cessent de voter exactement l’inverse », a fait valoir la députée du Pas-de-Calais.

LR, « c’est un syndicat d’avantages acquis qui ne le seront plus, assez rapidement », selon Marine Le Pen. L’eurodéputé Nicolas Bay, membre de la direction du RN, a jugé sur RFI que LR était « en train de disparaître » et que le RN, par ces ralliements, « tendait la main » aux électeurs de LR. « Ils ont toute leur place parmi nous ».