VIDEO. «Gilets jaunes»: Eric Coquerel dénonce «l'escalade» du gouvernement

OPPOSITION Le député de La France insoumise dénonce le « discours de guerre civile » d’Edouard Philippe lundi soir…

20 Minutes avec AFP

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Le député LFI Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018.
Le député LFI Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018. — SIPA

Les annonces d’Edouard Philippe n’ont pas convaincu La France insoumise (LFI). Le député LFI Eric Coquerel s’est indigné ce mardi de « l’escalade » du gouvernement et son « discours de guerre civile ». Lundi soir, le Premier ministre a annoncé une série de mesures sécuritaires en réponse aux violences qui émaillent le mouvement des « gilets jaunes ».

« Il y a de la part du gouvernement une escalade verbale, une escalade en termes de calomnies du mouvement, une escalade en termes d’utilisation de la répression des forces de police », a accusé sur France 2 le député de Seine-Saint-Denis. « Ce n’est pas avec un discours de guerre civile qu’on va régler les problématiques déposées par les Français qui veulent une vie plus tranquille et plus juste », a-t-il estimé.

Un fichier « anticasseurs »

Le Premier ministre a annoncé lundi une nouvelle loi «anticasseurs» avec un fichier à l’image de celui antihooligans réclamé par des syndicats de policiers. Il a également promis un durcissement des sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées, ainsi qu’un dispositif de sécurité « considérable » pour l’acte IX des « gilets jaunes » samedi.

« Le peuple français, ce n’est pas un peuple à qui on peut faire ingurgiter toujours plus d’injustices sociales à coups de bâton. Ceux qui ont tenté ça dans l’histoire, ça s’est toujours mal terminé pour eux », a-t-il mis en garde.

Selon lui, en visant « les participants à des manifestations illégales, soit non déclarées, soit qui ont été refusées par la police », le Premier ministre « touche là possiblement ce qui est un droit constitutionnel, celui de l’article 10 de la déclaration des droits de l’Homme, la liberté de manifester ».