Européennes: Benoît Hamon ferme les portes à une «liste commune» avec le PS

ALLIANCE Le parti de Benoît Hamon, Générations, le PS, le PCF et Place publique, s’étaient réunis, mi-décembre, pour se rapprocher les uns et les autres avant les européennes…

20 Minutes avec AFP

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Paris. Benoit Hamon lance son mouvement du 1er Juillet.
Paris. Benoit Hamon lance son mouvement du 1er Juillet. — CHAMUSSY/SIPA

Il n’y aura pas d’alliance entre Benoît Hamon et le Parti socialiste aux prochaines élections européennes. Le fondateur du mouvement Générations a annoncé, ce lundi à Lille, qu’il refusait de créer une liste commune avec le PS, à partir du moment où ce dernier « reste attaché » au Parti socialiste européen (PSE).

« On nous dit : "il faut faire une liste commune avec le Parti socialiste" […] Mais à partir du moment où on reste attaché à un parti, au niveau européen, qui propose de continuer à cogérer l’Europe […] avec la droite européenne ; à partir du moment où on a un candidat à la présidence de la commission [Frans Timmermans], qui n’est pas moins libéral que [Jean-Claude] Juncker qui pourtant était conservateur », a déclaré Benoît Hamon au cours d’un meeting qui a réuni plusieurs centaines de personnes.

« Il n’est pas possible, pour la clarté des idées qu’on défend, de faire liste commune »

« Cette clarification au niveau européen n’a pas eu lieu et que le Parti socialiste reste attaché à un parti européen qui est le supplétif des conservateurs, il n’est pas possible, pour la clarté des idées qu’on défend, de faire liste commune », a ajouté l’ancien candidat à la présidentielle.

Le parti de Benoît Hamon, Générations, avait participé le 20 décembre dernier à une réunion avec le PS, le PCF et Place publique, à l’initiative de ce petit dernier des partis de gauche, pour rapprocher les uns et les autres à l’approche des européennes de mai 2019.

Benoît Hamon réclame une « grande alliance de gauche humaniste, écologiste, féministe, européenne »

Mais exception faite du PS, chacun semble bien décidé à tracer son sillon et à présenter sa propre liste, au risque de ne pas dépasser le seuil des 5 % qui permet de désigner des parlementaires européens. L’ancien candidat à la présidentielle PS a enfoncé le clou à Lille en appelant son auditoire à « [se] libér[er] des partis qui défendent [des] idées en campagne électorale, et ensuite font une politique totalement différente quand ils gouvernent tant l’Europe que la nation ».

Il a une nouvelle fois appelé à un grand rassemblement citoyen, pour construire, au-delà des jeux d’appareil, une « grande alliance de gauche humaniste, écologiste, féministe, européenne ».