Européennes: Sollicité par le Rassemblement national, Thierry Mariani va se prononcer mercredi

LISTE L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy évoquait déjà en 2012 des « convictions communes » avec le FN…

20 Minutes avec AFP

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Thierry Mariani, député UMP à l'Assemblée nationale en février 2014.
Thierry Mariani, député UMP à l'Assemblée nationale en février 2014. — PIERRE VERDY / AFP

Alors que son ralliement au Rassemblement national (RN, ex-FN) en vue des élections européennes, est évoqué depuis plusieurs mois, Thierry Mariani, l’ancien ministre Les Républicains doit annoncer sa décision, ce mercredi, a-t-il indiqué.

Alors que Marine Le Pen doit dévoiler les premiers noms de la liste du RN pour les prochaines élections européennes du 26 mai, lors d’un premier meeting dimanche, Thierry Mariani et l’ancien député Les Républicains, Jean-Paul Garraud, donneront une conférence de presse mercredi à Paris pour dévoiler leur décision.

Un fervent défenseur de la Russie

« On n’est pas inquiets » quant à la présence de Thierry Mariani, indiquent des sources proches du RN. Selon le Figaro, les deux ex-députés vont annoncer leur départ de LR et leur ralliement au RN.

Thierry Mariani fut député du Vaucluse (1993-2010), secrétaire d’Etat puis ministre des Transports de Nicolas Sarkozy (2010-2012), et député des Français de l’étranger (2012-2017) dans une vaste circonscription comprenant notamment la Russie, dont il est un fervent défenseur.

Thierry Mariana exclu des Républicains en cas de ralliement

Battu aux législatives de 2017, il avait ensuite plaidé pour un « rapprochement » entre la droite et le RN. Il avait également manifesté de l’intérêt pour la démarche du président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan, qui conduira sa propre liste au mois de mai.

Thierry Mariani « ne fera plus partie » des Républicains s’il rallie le RN, avait rappelé le président de LR Laurent Wauquiez début 2018. Magistrat, ancien député de Gironde (2002-2012), Jean-Paul Garraud anima avec Thierry Mariani le courant la droite populaire au sein de l’UMP devenue LR. Il évoquait en 2012 des « convictions communes » avec le FN.