«Gilets jaunes»: Edouard Philippe annonce une «loi nouvelle» pour durcir les sanctions contre «les casseurs»

VIOLENCES Revivez les annonces d’Edouard Philippe après les violences en marge de « l’acte 8 » de la mobilisation des « gilets jaunes », ce week-end…

Manon Aublanc

— 

Edouard Philippe est au 20 Heures de TF1, le 7 janvier 2019.
Edouard Philippe est au 20 Heures de TF1, le 7 janvier 2019. — Capture d'écran TF1

L’ESSENTIEL

  • De nouveaux débordements ont eu lieu, ce week-end, en marge de « l’acte 8 » de la mobilisation des « gilets jaunes », qui a rassemblé quelque 50.000 personnes samedi.
  • Au total, 345 personnes ont été interpellées dans toute la France, dont 281 placées en garde à vue.
  • A Paris, des individus sont parvenus à défoncer la porte du ministère de Benjamin Griveaux, qui a dû être exfiltré, avec un engin de chantier, et à pénétrer dans l’enceinte du bâtiment.
  • Le Premier ministre, Edouard Philippe a annoncé, ce lundi soir au 20 Heures de TF1, de nouvelles mesures « d’ordre public », réclamées par les syndicats de policiers contre les casseurs et les manifestants violents.

A LIRE AUSSI

 

21h04 : Ce live est désormais terminé

Si vous n’avez pas suivi l’intervention du Premier ministre, voici ce qu'il faut retenir.

21h03 : « Le roi des Shadocks est à Matignon », estime Jean-Luc Mélenchon

 

20h56 : Que risquent les participants des manifestations non déclarées ?

Les personnes participant à un rassemblement interdit ou non déclaré encourent jusqu’à 38 euros d’amende, rappelle Franceinfo. Si les forces de l’ordre donnent l’ordre de se disperser et que manifestants refusent de suivre cet ordre après « deux sommations », ces derniers risquent jusqu’à un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, ajoutent nos confrères.

20h40 : Laurent Wauquiez demande le retour à l’état d’urgence

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez juge les annonces d’Edouard Philippe jugées « sans efficacité immédiate » et demande le rétablissement de l’état d’urgence dès maintenant.

 

20h23: Une «loi nouvelle» pour durcir les sanctions contre «les casseurs»

Edouard Philippe a annoncé une «loi nouvelle» durcissant les sanctions contre «les casseurs» et les manifestations non déclarées. «Aujourd'hui, si l'on veut défendre la liberté de manifester (...) il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législatif», a-t-il expliqué. 

«Le gouvernement est favorable à ce que notre loi soit modifiée et à sanctionner ceux qui ne respectent pas cette obligation de déclaration [de la manifestation]», a ajouté le Premier ministre. «Nous ne pouvons pas accepter que certains profitent de ces manifestations pour casser, pour brûler», a estimé Edouard Philippe. «Parfois ils viennent pour casser, piller, parfois pour remettre en cause les institutions», a-t-il ajouté.

20h19 : Près de 1.000 condamnations depuis le début du mouvement des « gilets jaunes »

« Au total, il y a eu plus de 1.000 condamnations, 5.600 gardes à vue depuis le début de l’événement », a précisé Edouard Philippe. Concernant « les auteurs des dégradations scandaleuses dans l’Arc de Triomphe (…) 13 ont été interpellés et placés en garde à vue. »

20h14 : Les casseurs « n’auront pas le dernier mot », promet Edouard Philippe

Les casseurs « n’auront pas le dernier mot », a prévenu le Premier ministre.

« Nous veillons à procéder à des interpellations, que la justice puisse condamner, afin de garantir l’ordre public », a-t-il expliqué. Edouard Philippe annonce également certaines modifications comme « investir dans du nouveau matériel, être plus mobile », pour garantir le maintien de l’ordre et éviter les violences des dernières manifestations.

20h09 : 80.000 agents des forces de l’ordre mobilisés le week-end prochain

Edouard Philippe annonce une « mobilisation considérable des forces de l’ordre », samedi prochain, avec près de 80.000 agents des forces de l’ordre sur tout le territoire, dont 5.000 à Paris, pour procéder à des interpellations pour « procéder à de nombreuses interpellations ».

 

20h07 : De moins en moins nombreux, les « gilets jaunes » sont-ils de plus en plus violents ?

Des manifestants qui tentent de pénétrer en force dans un ministère, rue de Grenelle. D’autres qui attaquent une caserne de gendarmerie, à Dijon. Des forces de l’ordre et des journalistes violemment pris à partie. Une nouvelle fois, la mobilisation des « gilets jaunes », ce samedi, a été émaillée par de nombreux incidents. C’est un article à lire ici.

20h03 : Les journalistes de BFMTV renoncent aux reportages sur les « gilets jaunes » en signe de « protestation »

Alors que plusieurs reporters de BFMTV ont été agressés alors qu’ils couvraient les manifestations de « l’acte VIII », les journalistes de la chaîne d’info d’Altice ont décidé de ne plus couvrir les manifestations des « gilets jaunes » en signe de « protestation » ce lundi.

« Depuis le début du mouvement (…), on ne compte plus les violences et les menaces de morts, menaces de viols… que nos confrères et consœurs subissent sur le terrain », dénonçait la SDJ dans un communiqué, envoyé ce dimanche.

20h02 : Christophe Castaner promet « l’ultra fermeté »

« A l’ultra violence nous opposerons l’ultra fermeté », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, lors de ses vœux aux forces de sécurité à Paris. Face à une « violence exacerbée, organisée, souhaitée », il faut « repenser notre doctrine de maintien de l’ordre, la moderniser, la renforcer » pour « plus de souplesse, de flexibilité », a-t-il affirmé.

20h01 : Les syndicats policiers réclament la création d’un fichier de personnes interdites de manifestations

Créer un fichier recensant les casseurs ne servira à rien car… Il existe déjà. On vous explique tout ça ici​.

20h : Bonjour et bienvenue dans ce live !