VIDEO. «Gilets jaunes»: Jacline Mouraud va lancer un parti politique, baptisé «Les Emergents»

MOBILISATION Selon Jacline Mouraud, il s'agira d'« un parti du bon sens », « sans étiquette » avec « des idées nouvelles et constructives pour le pays »... 

20 Minutes avec AFP

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Jacline Mouraud, porte-parole officieuse du mouvement des gilets jaunes, devenue célèbre grâce à un coup de gueule devenu viral sur Facebook.
Jacline Mouraud, porte-parole officieuse du mouvement des gilets jaunes, devenue célèbre grâce à un coup de gueule devenu viral sur Facebook. — capture d'écran

Jacline Mouraud, l’une des figures des « gilets jaunes », a annoncé la création d’un parti politique baptisé « Les Emergents », a-t-elle indiqué ce lundi, confirmant une information du quotidien Le Figaro.

« Pour l’instant, aucun statut n’a été déposé », a précisé Jacline Mouraud, mais le nom « Les Emergents » a été retenu avant « que cela passe par un vote où d’autres noms seront certainement proposés », a-t-elle poursuivi. « Mais il faut bien commencer par quelque chose. »

« Que ça soit moi ou pas, je m’en fous, ce n’est pas ça qui est important»

Mais la Bretonne de 51 ans, l’une des figures des «gilets jaunes» a cependant indiqué qu’elle ne prendrait pas nécessairement la tête de ce mouvement.

« Comme dans n’importe quel parti, il y aura des votes. Que ça soit moi ou pas, je m’en fous, ce n’est pas ça qui est important. C’est de le faire exister, c’est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions », a-t-elle expliqué.

« Un parti du bon sens », « sans étiquette »

Jacline Mouraud avait déjà annoncé précédemment qu’elle présenterait, fin janvier, « un parti du bon sens », « sans étiquette » avec « des idées nouvelles et constructives pour le pays, en harmonie avec les enjeux du changement climatique » et qui « arrête de nourrir le culte de la société de consommation », avec comme objectif les élections municipales de 2020.

A l’origine d’une vidéo virale, postée le 18 octobre sur Facebook, dénonçant « la traque aux automobilistes », elle avait reçu des menaces de mort après avoir publié, début décembre, un appel proposant une « porte de sortie au gouvernement », avec huit autres « gilets jaunes libres ».