«Gilets jaunes»: 32 millions d'euros débloqués pour payer les salariés touchés selon Pénicaud

ECONOMIE La ministre du Travail a souligné sur BFMTV que ce sont des PME dans le commerce, construction et artisanat qui sont les plus frappées par le chômage partiel lié à la crise des « gilets jaunes »…

20 Minutes avec AFP

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Le 10 decembre 2018 a Paris, Muriel Penicaud, ministre du travail arrive à l'Elysée.
Le 10 decembre 2018 a Paris, Muriel Penicaud, ministre du travail arrive à l'Elysée. — SIPA

Combien la crise des « gilets jaunes » risque de coûter à la France ? Alors que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'alarme de conséquences économiques très lourdes, qui pourraient se traduire en point de croissance, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué dimanche avoir débloqué 32 millions d’euros pour payer les salaires de quelque 58.000 personnes au chômage partiel du fait de la crise des « gilets jaunes » qui « fragilise l’emploi ».

32 millions d’euros gagés

« Au 4 janvier, c’est 58.000 salariés qui sont touchés (…) J’ai débloqué l’argent nécessaire il y a quelques semaines. Aujourd’hui on en est à 32 millions d’euros gagés », a-t-elle déclaré lors de l’émission BFM Politique.

Quels sont les secteurs les plus touchés ?

« Dans 92 % des cas, ce sont des PME dans le commerce, la construction, l’artisanat, un peu dans l’industrie aussi », a-t-elle précisé. « Ce sont 4 millions d’heures de travail potentiel perdues », a-t-elle chiffré.

« C’est aussi un des effets de la violence. Cela fragilise l’emploi et nos petits commerces, cela m’inquiète beaucoup », a-t-elle ajouté. Le chômage technique ou partiel, aussi appelé « activité partielle », permet de suspendre ou de réduire temporairement l’activité des salariés tout en leur assurant une rémunération financée par l’Etat ou l’Unedic.

Un « effet indirect monstrueux » selon la ministre

Sur l’impact plus général sur l’économie, elle a estimé, sans citer de chiffres que « l’effet indirect est monstrueux ». « On le voit sur les investissements étrangers, sur la confiance à investir… il y a déjà des effets négatifs », a-t-elle déclaré.