« Le Monde » fait son mea-culpa après sa Une qui a évoqué à certains l’imagerie nazie

CONTROVERSE La Une du nouveau numéro de « M », le magazine du Monde, a été fustigée pour la reprise de codes que certains apparentent au régime d’Adolf Hitler…

P.C

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La Une du magazine «M» a provoqué de vives réactions
La Une du magazine «M» a provoqué de vives réactions — Le Monde

Rouge, blanc, noir, avec un personnage central à la mine grave. La couverture du magazine hebdomadaire du Monde, « M », place Emmanuel Macron dans une posture particulière. Ce parti pris esthétique paru ce samedi, où le Président surplombe une foule, est loin de plaire à tous, et pour cause : certains y voient une référence aux codes graphiques utilisés par Adolf Hitler et l’Allemagne nazie.

Indignation chez LREM

Forcément, cela ne passe pas du côté d’En Marche, où plusieurs élus ont souhaité dénoncer le choix iconographique des équipes du Monde. Richard Ferrand, président de l’ Assemblée nationale, a ainsi fait un parallèle assez direct en reprenant côte à côte une image du dictateur fasciste et la Une du magazine représentant Emmanuel Macron. Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée, a évoqué, pour sa part, un possible « amalgame nauséabond délibéré ».

« Graphisme des constructivistes russes »

A travers les tweets de Luc Broner, directeur des rédactions du quotidien, Le Monde a précisé ses intentions et références derrière les codes iconographiques utilisés pour cette Une. Il explique que « Les éléments utilisés faisaient référence au graphisme des constructivistes russes au début du XXe siècle, lesquels utilisaient le noir et le rouge. La couverture s’inspire par ailleurs de travaux d’artistes, notamment ceux de Lincoln Agnew. », avant de proposer d’autres Unes du groupe ayant proposé une imagerie semblable.

Pour accompagner ces explications, Le Monde a également tenu à faire paraître sur son site un article dans lequel il présente ses excuses à ceux « qui ont été choqués par des intentions graphiques qui ne correspondent évidemment en rien aux reproches » qui leur ont été adressés.