«Gilets jaunes»: Edouard Philippe affiche sa «détermination à ramener l'ordre»

MOBILISATION Le Premier ministre a dénoncé la «radicalisation» de certains manifestants...

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe face aux journalistes, le 24 décembre 2018.
Edouard Philippe face aux journalistes, le 24 décembre 2018. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le Premier ministre a affiché lundi sa « détermination à ramener l’ordre », après plusieurs semaines de manifestations des « gilets jaunes​ » émaillées de violences. « Ce débat et le fonctionnement de nos institutions exigent un retour à l’ordre » et « que cessent les provocations », a ajouté devant la presse Edouard Philippe,

Il s’exprimait à l’issue d’une visite aux policiers pris à partie samedi à Paris en marge de l’acte 6 du mouvement. Plusieurs manifestants ont poussé à terre une de leurs motos et jeté des pavés et trottinettes sur les policiers. L’un des policiers a brièvement dégainé son pistolet.

Au cours de son allocution, Edouard Philippe a fustigé chez certains manifestants « ces déclarations parfois empreintes d’antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d’attaquer délibérément les forces de l’ordre ».

« Pas d’amalgame » demandent les « gilets jaunes »

« Je ne confonds pas ceux qui manifestent de cette façon et ceux qui pacifiquement expriment des revendications », a-t-il toutefois nuancé. Mais, selon le chef de l’exécutif, « au fur et à mesure qu’il dure, ce mouvement se traduit par une radicalisation d’une grande violence ».

Outre cet épisode sur les Champs-Elysées survenu samedi, d’autres images ont marqué ce sixième samedi de mobilisation : une vingtaine de « gilets jaunes » ont entonné, sur l’air du chant des Partisans, la « chanson de la quenelle » de Dieudonné M’Bala M’Bala condamné en 2017 pour des propos antisémites. Un pantin à l’effigie d’Emmanuel Macron a également été décapité vendredi soir à Angoulême.

De leurs côtés, de nombreux « gilets jaunes » dénoncent ces débordements, appelant à éviter « l’amalgame » avec leur mouvement contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d’achat.