Attentat de «Charlie Hebdo»: Le djihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, arrêté à Djibouti

TERRORISME Cet homme, aussi connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza, a été placé en garde à vue...

20 Minutes avec AFP

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Peter Cherif à l'ouverture du procès de la filière des Buttes-Chaumont, le 26 janvier 2011.
Peter Cherif à l'ouverture du procès de la filière des Buttes-Chaumont, le 26 janvier 2011. — BENOIT PEYRUCQ / AFP

Le djihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti, a-t-on appris ce jeudi de source proche du dossier, confirmant une information de Marianne.

Cet homme, aussi connu sous le pseudonyme d’Abou Hamza, a été placé en garde à vue, a-t-on précisé de même source. Le nom de Peter Cherif, ancien de la filière des Buttes-Chaumont à Paris, est apparu dans l’enquête sur Charlie Hebdo pour avoir entretenu des échanges réguliers avec les frères Kouachi.

Filière des Buttes Chaumont

Ami d’enfance de Chérif Kouachi, Peter Cherif est le premier à lui faire découvrir la mosquée Adda’wa (19e arrondissement) autour de laquelle va se construire la filière basée aux Buttes Chaumont d’envoi de djihadistes en Irak. Peter Chérif se rend lui-même en Irak et est arrêté le 2 décembre 2004 à Fallouja. Le djihadiste fait un tour par la prison d’Abou Graib, près de Bagdad, avant de s’échapper d’une autre prison où il a été transféré. Il décide alors de rentrer en France, via la Syrie, où il est arrêté à sa descente d’avion.

Il fut incarcéré pendant 18 mois en France. Mais laissé libre, il s'enfuit au dernier jour de son procès pour se rendre au Yémen. En fuite, il aavait été condamné à cinq ans de prison lors du proces de la filière des Buttes Chaumont, en 2011.

Appartenance à Al-Qaïda dans la péninsule arabique

En avril 2012, les services de renseignement français présentaient Cherif Kouachi comme « l’un des contacts en France » de Peter Cherif, cadre d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Elle le soupçonne alors « d’organiser, depuis le Yémen, une filière d’acheminement de djihadistes susceptible d’impliquer » Cherif Kouachi.

Quelques mois plus tard, des courriels sont échangés entre le Yemen et un cyber-café voisin de l’appartement de Kouachi. Fin 2012, la police s’inquiète des recherches internet de Kouachi « sur une éventuelle colocation d’une chambre dans la ville d’Al Jouf », fief d’Aqpa, l’organisation dont se sont réclamés les frères Kouachi après la tuerie de Charlie Hebdo.