Européennes: Ségolène Royal se dit prête à participer à une liste écologiste, mais refuse d'être numéro 1

ELECTIONS « La gravité de la crise climatique ne supporterait pas une division des listes qui soutiennent l’écologie », a expliqué l’ancienne ministre de l’Ecologie…

20 Minutes avec AFP

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Ségolène Royal, le 26 janvier 2017.
Ségolène Royal, le 26 janvier 2017. — Witt/SIPA

Si elle ne veut pas être numéro 1, Ségolène Royal s’est dite prête, ce mercredi, à faire partie d’une liste écologiste aux prochaines élections européennes, en mai 2019. Mais pour éviter la « division », l’ancienne ministre de l’Ecologie a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas prendre la tête, a-t-on appris de sources concordantes.

L’ancienne candidate à la présidentielle l’a annoncé lors d’une rencontre au Sénat avec une trentaine de parlementaires, dont des socialistes, des représentants du groupe Libertés et Territoires et l’écologiste Esther Benbassa, a rapporté le député de la Mayenne Guillaume Garot, proche de Ségolène Royal. « Elle a indiqué qu’elle ne ferait pas de la tête de liste un préalable, elle sera numéro 2 si ça permet d’avancer », a-t-il expliqué.

Une « main tendue », en direction notamment d’Europe Ecologie - Les Verts

« La gravité de la crise climatique ne supporterait pas une division des listes qui soutiennent l’écologie, il est de ma responsabilité de tout faire pour le rassemblement d’une offre politique forte », a expliqué Ségolène Royal, évoquant une « main tendue », en direction notamment d’Europe Ecologie - Les Verts​.

« La question la plus cruciale est celle du climat. Toutes les autres, comme la justice sociale, y sont liées », a-t-elle ajouté. Ségolène Royal espère conjurer « la fragmentation de la gauche, terrible pour notre pays, alors que la crise des "gilets jaunes" bénéficie à Marine Le Pen dans les sondages », a affirmé Guillaume Garot.

Un objectif de 15 % de voix pour EELV

L’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique a prévenu qu’elle ne souhaitait pas conduire une liste se résumant au PS ou à l’addition de partis, privilégiant une liste citoyenne. En revanche, la dynamique d’EELV dans différents sondages (environ 7 %) semble rendre le parti écologiste incontournable à ses yeux.

La tête de liste EELV Yannick Jadot a néanmoins plusieurs fois assuré qu’il ne s’associerait à aucune formation politique aux européennes, déclarant que rassembler la gauche n’était « pas (s)on sujet » et qu’il préférait parler aux électeurs de « l’écologie qui fonctionne ». Il a fixé son objectif à 15 % des voix.