«Gilets jaunes»: Le gouvernement propose de verser 300 euros de prime aux forces de l'ordre mobilisées

MOBILISATION Certains syndicats policiers ont appelé, ce lundi, leurs troupes à un mouvement de protestation mardi et mercredi... 

20 Minutes avec AFP

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Les forces de l'ordre font face aux «gilets jaunes», lors de la mobilisation du 8 décembre 2018.
Les forces de l'ordre font face aux «gilets jaunes», lors de la mobilisation du 8 décembre 2018. — AFP

Alors que les syndicats de policiers ont réclamé, ce lundi, « un retour sur investissement » après un mois de mobilisation, le gouvernement a proposé une prime exceptionnelle de 300 euros pour les forces de l’ordre, selon un amendement déposé, ce mardi, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2019.

Déployés depuis plus d’un mois pour faire face à la mobilisation des « gilets jaunes » et à la menace terrorisme, notamment à l’attentat de Strasbourg, les syndicats de policiers ont réclamé, ce lundi, au ministère de l’Intérieur « un retour sur investissement ». Certains syndicats ont, par ailleurs, appelé leurs troupes à un mouvement de protestation mardi et mercredi.

Près de 111.000 policiers et gendarmes concernés

Le président de la République avait promis le versement d’une prime au cours d’un déjeuner avec des CRS le 3 décembre dernier, au surlendemain de violents affrontements à Paris pendant l’acte III de la mobilisation des « gilets jaunes », sans préciser le montant.

Selon l’amendement gouvernemental qui doit être débattu, ce mardi soir, en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de finances 2019, cette prime « exceptionnelle » destinée à « traduire la reconnaissance de la République » bénéficiera à 111.000 policiers et gendarmes mobilisés au cours des six dernières semaines de crise, en métropole ou en outre-mer.

Une « indemnité exceptionnelle » versée également aux employés de préfecture

Le coût total de la mesure est estimé à 33 millions d’euros, selon l’amendement du gouvernement. Les modalités d’attribution de cette prime, voire son principe, avaient été ouvertement critiquées par des syndicats policiers. Interrogé mardi sur ladite prime, Christophe Castaner a précisé qu’elle ferait l’objet des discussions avec les syndicats qu’il recevra en fin d’après-midi, place Beauvau.

Par ailleurs, le gouvernement propose dans un autre amendement de verser une « indemnité exceptionnelle » de 200 euros à quelque 5.000 employés de préfecture, au titre de la « conduite et de l’appui aux récentes opérations de sauvegarde et de maintien de l’ordre public » lors des manifestations.