«Gilets jaunes»: Christophe Castaner s'en prend aux «fake news» véhiculées depuis le début du mouvement

RESEAUX SOCIAUX « J’ai en tête ces messages où il fallait empêcher le président de la République de partir parce qu’il allait vendre la France à un pays étranger », a notamment expliqué le ministre…

20 Minutes avec AFP

— 

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, à Cenon.
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, à Cenon. — SIPA

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », les fake news se multiplient sur les réseaux sociaux. Une situation qui inquiète Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, qui considère que ces « infox » sont susceptibles d’attiser la « haine », a-t-il déclaré, ce lundi.

Evoquant la « défiance » nourrie au sein du mouvement des « gilets jaunes » à l’égard de la parole institutionnelle et médiatique, le ministre a estimé que certains d’entre eux « vivent et se repaissent de fake news ». « On l’a vu sur toute une série de sujets. Le protocole de Marrakech. J’ai en tête ces messages où il fallait empêcher le président de la République de partir parce qu’il allait vendre la France à un pays étranger », a complété le ministre.

Près de « 160.000 signalements » sur la plateforme Pharos

« On ne peut pas croire tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux », a-t-il ajouté. « Quelques fois les fake news amènent de la haine », a-t-il complété. « Quelque part quand on est dans la théorie du complot qui est alimentée par les fake news, au fond la seule défense que va trouver celui qui a le sentiment d’être victime, ça devient la haine », a-t-il détaillé.

Le ministre a par ailleurs précisé que la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur aura traité d’ici la fin 2018 quelque « 160.000 signalements » de contenus illicites sur Internet. Après un pic enregistré en 2015 avec 188.000 signalements, essentiellement dû aux attentats qui ont frappé la France cette année-là, le nombre des signalements devrait donc être cette année en légère hausse par rapport à l’an passé (153.586).

Escroqueries, dénonciations ou encore appels à la haine ou à la discrimination

Mais la tendance est à la « stabilité », a-t-on noté à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité qui évoque une moyenne de 13.000 signalements par mois. Depuis 2009 et le lancement de cette plateforme, le nombre de signalements a triplé.

En 2017, environ la moitié des signalements a concerné des escroqueries (51 %), suivies par les dénonciations visant des atteintes aux mineurs (13 %) ou des appels à la haine ou discriminations (9 %). « Internet et les réseaux sociaux peuvent apporter le meilleur (…) mais peuvent aussi apporter le plus mauvais », a commenté le ministre.

>> Vous souhaitez que l’équipe de la rubrique Fake off vérifie une info ? Envoyez un mail à l’adresse fakeoff@20minutes.fr.

20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre la désinformation. Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse.