«Gilets jaunes»: Un mois de mobilisation et de crise politique

CHRONOLOGIE En un mois, le mouvement né en réaction à l’augmentation des taxes sur le carburant, a considérablement évolué pour se muer en une contestation plus éclatée de la politique menée par Emmanuel Macron depuis son élection en mai 2017…

H.Sergent avec L.Cometti et AFP
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Un mois après la première mobilisation des
Un mois après la première mobilisation des — ALAIN JOCARD / AFP
  • Eclaté, horizontal et né suite à l’annonce de la hausse des taxes sur les carburants, le mouvement a ébranlé l’exécutif après quatre manifestations particulièrement suivies.
  • Inflexible dans un premier temps et un long silence, le président de la République a finalement pris la parole lundi 10 décembre pour annoncer quelques mesures.

Depuis un mois, ils disent « la colère », « le mépris » et les « difficultés ». Sur les ronds-points, à l’entrée des péages ou dans les grandes villes chaque samedi, les « gilets jaunes » occupent le terrain social et politique. Protéiforme, horizontal et déterminé, le mouvement a plongé l’exécutif dans une situation inédite. Inflexible dans un premier temps sur la hausse de taxes sur le carburant, le gouvernement a été contraint d’offrir une réponse plus radicale au fil des semaines et des débordements violents.

Comment le mouvement des « gilets jaunes » a-t-il évolué et quelles solutions et réactions ont émergé pendant un mois dans les cabinets ministériels et à l’Elysée ? À l’occasion de « l’Acte V » prévu ce samedi 15 décembre dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, 20 Minutes propose une chronologie non exhaustive de ce premier mois de mobilisation et de crise politique.