VIDEO. «Gilets jaunes»: «Il va falloir sans doute creuser le déficit» de manière «strictement temporaire», estime Richard Ferrand

MESURES Le président de l'Assemblée nationale a cependant assuré que le déficit public serait revenu sous les 3 % du PIB en 2020... 

20 Minutes avec AFP

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Richard Ferrand, le 21 juin 2018 à Quimper.
Richard Ferrand, le 21 juin 2018 à Quimper. — ludovic MARIN / AFP

Après les annonces faites par Emmanuel Macron, ce lundi, pour calmer la grogne des « gilets jaunes », la France va devoir « sans doute creuser le déficit » public, de manière « strictement temporaire », pour financer ces mesures, a estimé mardi Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale​, assurant qu’il serait revenu sous les 3 % du PIB en 2020.

Invité au micro de RTL, ce mardi, le président de l’Assemblée nationale a souligné que cette augmentation du déficit public ne sera « pas massive » et sera « strictement temporaire », car « la conversion du CICE en baisses de charges patronales, c’est pour une année », en 2019, et « l’année d’après, nous n’aurons pas cet effet d’accumulation des deux mesures et on retrouvera un rythme en dessous des 3 % », a-t-il précisé.

« Aujourd’hui nous sommes dans une situation où notre économie recule »

Les mesures annoncées lundi par Emmanuel Macron sont « une accélération » de la mise en œuvre de ce qui était contenu dans son programme présidentiel, a souligné le président de l’Assemblée nationale, et « sur cette accélération, aujourd’hui il va nous falloir sans doute creuser le déficit pour pouvoir honorer ces engagements dans le terme qui a été fixé », a-t-il estimé.

A la probabilité de voir la France s’affranchir de la règle européenne d’un déficit public en dessus des 3 % du PIB, Richard Ferrand a opposé « l’intérêt de l’Europe » d’avoir « une France stable », alors qu'« aujourd’hui nous sommes dans une situation où notre économie recule ». « Nous ne pouvons pas continuer cela », a-t-il ajouté, appelant à « un sursaut collectif ».