«Gilets jaunes»: Ségolène Royal donne ses conseils de sortie de crise et soutient l’interpellation à Mantes-la-Jolie

PARTI SOCIALISTE Sur Europe 1, Ségolène Royal est également revenue sur l'interpellation de Mantes-la-Jolie, pour soutenir les policiers... 

JLD

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Ségolène Royal.
Ségolène Royal. — SIPA

Ségolène Royal  a profité de son passage sur Europe 1 ce dimanche pour donner ses idées sur la manière de sortir de la crise des « gilets jaunes », dont la quatrième manifestation samedi a donné lieu à 1 220 gardes à vue dans le pays.

Le plan de l’ex-ministre de l’Environnement tient en quelques grands points. Premier axe, « des mesures d’urgence, symboliques, immédiates », notamment le rétablissement de l’ISF, abandonné en 2018. « Cela me paraît incontournable », précise Ségolène Royal.

Mais aussi remodeler le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) annoncé pour 2019. « Serait-ce judicieux dans le contexte actuel de donner 40 milliards d’allégements fiscaux, y compris aux très grosses entreprises, aux banques, à la grande distribution ? A mon avis non. » Avant de donner ses indications : « Il faut le conditionner à un certain nombre de contreparties. En termes de hausse de salaires, de recrutements, d’apprentissage et en termes d’investissements dans la croissance verte et dans la stratégie bas carbone des entreprises. »

Augmenter le smic ? « Une évidence »

Secondo, augmenter le smic au-delà du taux d’inflation. « C’est une évidence », a lancé l’ex-candidate PS à la présidence de 2007. Elle en a profité pour glisser un petit tacle sur le mauvais timing du gouvernement : « L’annonce de la taxation fiscale et en même temps l’annonce qu’il n’y aura pas de coup de pouce au Smic ont aussi contribué à l’exaspération. »

Dernier point du plan de sortie de crise, rétablir la confiance des Français dans le futur, à court et moyen terme. « Il y a à la fois une inquiétude pour les fins de mois pour les plus modestes, et une inquiétude pour l’avenir. Il faut répondre à ces deux préoccupations », a-t-elle déclaré.

Mais bien plus que ses conseils, le point qui risque de faire parler le plus dans son passage radio est son commentaire sur les interpellations des lycéens à Mantes-la-Jolie, défendant l’action policière qui a fait polémique : « Soyons un peu efficaces et un peu concrets. Ça ne leur a pas fait de mal à ces jeunes de savoir ce que c’est le maintien de l’ordre, la police, de se tenir tranquilles. Ça leur fera un souvenir. Et c’est pas mal pour leur redonner le sens de la réalité. »