VIDEO. «Gilets jaunes»: Edouard Philippe ouvert à des mesures en faveur des bas salaires

COUP DE POUCE Le Premier ministre a également confirmé la hausse du smic et de la prime d’activité et la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale à Paris, le 5 décembre 2018.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale à Paris, le 5 décembre 2018. — CHAMUSSY/SIPA

Convoqué, ce jeudi, devant le Sénat pour s’expliquer sur les mesures d’urgence prises par l’exécutif pour répondre à la mobilisation des « gilets jaunes », Edouard Philippe a affirmé qu’il était ouvert à des mesures supplémentaires en faveur des bas salaires, à la condition qu’elles ne pénalisent pas « excessivement » la compétitivité des entreprises françaises.

« Je suis prêt à examiner toutes les mesures qui permettraient d’augmenter les rémunérations au niveau du Smic sans pénaliser excessivement la compétitivité de nos entreprises », a déclaré le Premier ministre devant les sénateurs.

Une « concertation » sur des aides pour les trajets entre le domicile et le travail

Le Premier ministre a confirmé la hausse du Smic de 1,8 % au 1er janvier, la hausse de 30 euros au 1er avril de la prime d’activité mais aussi la future suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, prévues pour septembre 2019, mais dont certains dans la majorité veulent avancer le calendrier.

Edouard Philippe a par ailleurs confirmé avoir demandé à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Jacqueline Gourault, ministre des Collectivités et Elisabeth Borne, ministre des Transports de conduire une « concertation » avec les organisations syndicales et les élus afin de trouver des « solutions » supplémentaires pour les trajets entre le domicile et le travail. Parmi les pistes sur la table, l’exécutif envisage également une prime de fin d’année versée par les entreprises à leurs salariés, qui serait défiscalisée.