VIDEO. «Gilets jaunes»: Pour Ruffin, Macron «doit partir avant de rendre notre pays fou de rage»

POLITIQUE «L'orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine», a déclaré le député LFI de la Somme...

20 Minutes avec AFP
François Ruffin, député de La France Insoumise lors de la manifestation des «gilets jaunes» du 24 novembre sur les Champs-Elysées.
François Ruffin, député de La France Insoumise lors de la manifestation des «gilets jaunes» du 24 novembre sur les Champs-Elysées. — SIPA

Le député LFI de la Somme François Ruffin a appelé dimanche à la démission du président de la République, « avant de rendre notre pays fou de rage », dans une déclaration lue devant la presse non loin du palais de l’Elysée à Paris.


« Je viens rapporter ici à Paris devant l’Elysée l’état d’esprit de mes concitoyens : de la colère on est passé à la rage », a-t-il expliqué devant la presse et quelques passants rassemblés non loin de l’Elysée, au lendemain des violences en marge des manifestations des « gilets jaunes ». « L’orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine », a-t-il poursuivi.

« Macron démission, c’est le mot d’ordre entonné partout (…) cette exigence de notre peuple, c’est mon mandat, c’est ma mission, je viens la relayer ici devant l’Elysée », explique-t-il.

 

« Son arrogance déchire la France »

« Que disent les Français que j’ai rencontrés ? que M. Macron doit maintenant partir. Qu’il doit partir en auto, en moto, à cheval, en trottinette, en hélicoptère, mais qu’il doit partir avant de rendre notre pays fou, fou de rage, qu’il doit partir pour ramener la paix sociale, la concorde nationale ».

Le député dit avoir entendu pendant deux jours sur le terrain des menaces de mort à l’encontre d’Emmanuel Macron : « "Il va terminer comme Kennedy", "si je le croise, tant pis je monterai en prison", "vous voyez la croix sur le terre-plein, il va finir pareil" : ces mots sont ceux d’intérimaires, de retraités paisibles, d’habitants ordinaires ».

« La violence ne mène à rien » mais « c’est lui, le président de la République qui depuis 18 mois déchire la République, c’est lui qui avec son arrogance déchire la France, c’est lui qui met notre pays à feu et à sang », estime encore François Ruffin. Le député a été salué par quelques applaudissements à la fin de sa déclaration.