«Gilets jaunes»: Benjamin Griveaux écarte à nouveau tout «changement de cap»

MOBILISATION « On a dit que nous ne changerions pas de cap. Parce que le cap est le bon », a réaffirmé Benjamin Griveaux, alors qu'une réunion d'urgence est organisée ce dimanche matin à l'Elysée...

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L’exécutif ne fléchit pas. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a une nouvelle fois écarté ce dimanche un changement de cap de l’exécutif face à la crise des «gilets jaunes», demandant « un peu d’union nationale » autour des forces de l’ordre après les violences samedi à Paris.

« On a dit que nous ne changerions pas de cap. Parce que le cap est le bon », a réaffirmé Benjamin Griveaux sur BFMTV.

Le gouvernement prêt au dialogue

« Ça fait trente ans que les gens changent de cap tous les dix-huit mois. Et si on n’avait pas changé de cap tous les dix-huit mois depuis trente ans, le pays s’en porterait mieux. Que ceux qui nous donnent des leçons, y compris d’anciens présidents, commencent par regarder ce qu’ils ont fait et laissent le cynisme de côté », a développé le porte-parole du gouvernement, visant sans le citer François Hollande.

« On est dans un moment où un peu d’union nationale devant nos forces de l’ordre, autour de ceux qui sont vraiment dans la galère ferait du bien au pays ».

« En revanche, nous avons une méthode plus ouverte de dialogue », a ajouté Benjamin Griveaux, précisant que l’exécutif était « prêt » à discuter avec les représentants des "gilets jaunes" auteurs d’une tribune appelant à une sortie de crise, publiée dans le JDD.

Réunion d’urgence à l’Élysée

Emmanuel Macron convoque dimanche, en « fin de matinée » selon Benjamin Griveaux, une réunion d’urgence à l’Élysée au lendemain des scènes de guérilla urbaine à Paris qui ont marqué une nouvelle escalade dans le conflit des « gilets jaunes ».

Les violences samedi à Paris, ont fait 133 blessés et conduit au placement en garde à vue de 378 personnes, selon un bilan de la préfecture de police dimanche.

Au total, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de 412 personnes. Parmi les 133 blessés, 23 font partie des forces de l’ordre, a détaillé la préfecture de police de Paris. Toute la journée de samedi, Paris a été le théâtre d’importantes violences urbaines dans l’ouest et le centre de la capitale.