«Gilets jaunes»: Les réactions politiques se multiplient après ce samedi de mobilisation

MANIFESTATION Après les nombreux incidents et les scènes de chaos dans la capitale ce samedi, plusieurs personnalités politiques ont réagi…

20 Minutes avec AFP

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Une voiture retournée lors de la mobilisation des «gilets jaunes» le 1er décembre à Paris.
Une voiture retournée lors de la mobilisation des «gilets jaunes» le 1er décembre à Paris. — Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Le président des RépublicainsLaurent Wauquiez s’est dit « très inquiet ». « Je condamne fermement cet engrenage de la violence dans lequel le président de la République et le gouvernement ont enfermé le pays. Qu’est ce qui a nourri ça ? Ils ont poussé la colère » par leur « absence d’écoute et de main tendue », a ajouté Laurent Wauquiez qui a réitéré son appel à un référendum sur la politique écologique et fiscale d' Emmanuel Macron.

Même son de cloche pour Florian Philippot. Le président des Patriotes, a lui aussi estimé que le président Emmanuel « Macron cherche l’incident à Paris ». « Mais le monde partout en région, et la bonne ambiance qui y règne ne trompent pas : Macron est haï, et le mouvement populaire est d’une puissance croissante et redoutable », a-t-il ajouté sur Twitter.

Anne Hidalogo attristée

La maire de Paris, Anne Hidalgo a fait part de son « indignation » et de sa « grande tristesse » face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ». Les violences « sont inacceptables », a déclaré la maire socialiste sur Twitter.

Sur les ondes de RTL, la patronne du Rassemblement national, Marine Le Pen accuse le gouvernement. Il porte « une responsabilité dans l’aggravation de la situation et la situation insurrectionnelle dont on peut voir les images ce soir à Paris ». Elle a évoqué son « dégoût » et accuse l’exécutif d’avoir « jeté des gilets jaunes pacifiques contre des uniformes bleu marines de nos forces de l’ordre ».

Edouard Philippe « choqué »

Depuis Marseille, le président des députés La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un « incroyable acharnement contre les manifestants pacifiques place de l’Étoile ».

Du côté de l’exécutif, les réactions sont différentes. Le Premier ministre Edouard Philippe, s’est dit « choqué par la mise en cause de symboles de la France, le fait que l’arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ».

Le député marcheur Matthieu Orphelin a écrit sur Twitter que « les casseurs place de l'Etoile injurient notre démocratie. Respect aux fonctionnaires mobilisés pour assurer la sécurité de tous. La grande majorité des #GiletsJaunes est pacifiste.Trouvons sortie de crise ».

Depuis l'Argentine, Emmanuel Macron promet que les coupables seront « identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice ».