«Gilets jaunes» à Paris: Edouard Philippe «choqué» par de violents heurts sur les Champs-Elysées

MOBILISATION Le Premier ministre a condamné la « mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France »…

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Un «gilet jaune» tire avec un lance-pierres à Paris, le 1er décembre.
Un «gilet jaune» tire avec un lance-pierres à Paris, le 1er décembre. — Lucas BARIOULET / AFP

Les violents heurts sur les Champs-Elysées en marge de la mobilisation des « gilets jaunes », a conduit à « plus de 107 interpellations » samedi à la mi-journée – 122 depuis –, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe qui s’est dit « choqué » par des scènes d’une « violence rarement atteinte ».

« Très tôt ce matin, des individus équipés et déterminés […] ont fait preuve d’une grande violence. Les forces de l’ordre ont fait l’objet d’attaques qu’elles ont qualifiées elles-mêmes d’une violence rarement atteinte. Nous avons procédé, à l’heure à laquelle je parle, à plus de 107 interpellations, ce qui est un nombre considérable », a déclaré le chef de gouvernement depuis la préfecture de police de Paris.

L’Arc de Triomphé tagué par des manifestants

Edouard Philippe, qui avait annulé son déplacement au Conseil national de LREM pour se rendre à la préfecture de police, s’est dit choqué « par la mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France, le fait que l'arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ».

La place de l’Etoile en haut des Champs-Elysées et l’arc de Triomphe ont été noyés sous des nuages de lacrymogène, alors que des centaines de manifestants affrontaient les forces de l’ordre. Autour de la flamme du soldat inconnu, qui repose sous l’arc de Triomphe, des manifestants casqués et encagoulés ont notamment entonné La Marseillaise, dans un climat extrêmement tendu.

Le mouvement faiblit

« Nous sommes, a ajouté Edouard Philippe, déterminés à faire en sorte que rien ne soit excusé à ceux qui ne viennent sur place que dans la seule volonté de casser, de provoquer les forces de l’ordre, de porter soit un discours révolutionnaire soit des préoccupations qui n’ont rien à voir avec les questions qui ont été évoquées par le président de la République et que le gouvernement entend régler. »

La journée de mobilisation des « gilets jaunes » réunit samedi à midi moins de 36.000 manifestants dans toute la France et 5.500 à Paris, a-t-il ajouté. La première journée nationale d’action le 17 novembre avait rassemblé 282.000 personnes, et la deuxième 106.000, dont 8.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.