«Gilets jaunes»: Sonia Krimi (LREM) explique pourquoi elle a soutenu le mouvement

SOLIDARITE Son geste lui a valu un entretien avec le président du groupe LREM, Gilles Le Gendre...

20 Minutes avec AFP

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La députée de la majorité Sonia Krimi (LREM)
La députée de la majorité Sonia Krimi (LREM) — PATRICK KOVARIK / AFP

Le geste était symbolique, assure-t-elle. La députée de la majorité Sonia Krimi (LREM) a expliqué mardi avoir revêtu  un gilet jaune donné par des manifestants à sa permanence de Cherbourg « pour témoigner que (la) majorité comprenait leur désarroi ».

« Devant la détresse des personnes que je recevais, j’ai symboliquement revêtu un gilet qu’ils m’avaient offert pour leur témoigner que notre majorité comprenait leur désarroi. Et que des mesures seraient prises pour atténuer leur souffrance », a écrit l’élue de la 4e circonscription de la Manche dans un communiqué, peu avant les annonces du chef de l’Etat.

Priée de quitter le groupe ?

L’initiative, relayée par des images de France Bleu Cotentin, avait été dénoncée vendredi par sa collègue Marie Lebec comme « de la démagogie à bas coût ». « Elle peut toujours quitter le groupe », avait lancé la députée LREM des Yvelines sur BFMTV.

« Nous sommes nombreux à avoir reçu ou rencontré des personnes qui manifestent avec un gilet jaune (…) il s’agit très majoritairement de personnes sincères et désemparées », explique de son côté dans un communiqué, Sonia Krimi, qui dit condamner « fermement la violence et l’outrance de certains » mais également « l’utilisation politicienne des inquiétudes et des colères de nos concitoyens ».

Toutefois, son geste lui a valu un entretien lundi après-midi avec le président du groupe Gilles Le Gendre, comme elle le raconte dans les colonnes de Libération. « Il m’a reproché d’avoir "fraternisé" avec les "gilets jaunes" et m’a dit : "Réfléchis à ta place dans le groupe, il y a beaucoup d’hostilité vis-à-vis de toi" ». « Il m’incite à quitter le groupe parce qu’il ne peut pas le faire lui-même en ce moment, pour ne pas risquer d’abîmer l’image d’En Marche ! », a-t-elle encore analysé.