«Gilets jaunes»: Le gouvernement ne recevra pas leurs représentants désignés «en l'état actuel»

PERSONA NON GRATA « Une fois qu’ils seront organisés et qu’il n’y aura plus de contestation, j’ai dit hier que nous étions ouverts au dialogue, et nous le serons », a expliqué le porte-parole du gouvernement…

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Griveaux, le 6 juin 2018, à Paris.
Benjamin Griveaux, le 6 juin 2018, à Paris. — ALAIN JOCARD / AFP

Une délégation qui fait débat au sein même du mouvement. « En l’état actuel des discussions », les huit représentants des « gilets jaunes » ne seront pas reçus par le gouvernement, a annoncé Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’exécutif. Ce dernier a ajouté que certains manifestants « contestent leur légitimité », au sein même du mouvement, et a jugé que « le bon échelon pour commencer, c’est le territoire ».

Une « délégation » de huit « communicants officiels » des « gilets jaunes » a été créée, ce lundi, pour engager une « prise de contact sérieuse et nécessaire » avec les autorités et porter une série de revendications. Mais leur représentativité fait débat au sein même d’un mouvement hétéroclite, né hors de tout cadre politique ou syndical.

Une rencontre envisagée « une fois qu’ils seront organisés et qu’il n’y aura plus de contestation »

Benjamin Griveaux a noté, ce mardi, « des dissensions, non pas entre ces porte-parole », mais chez certains manifestants qui « expliquent qu’ils ne leur reconnaissent pas la légitimité pour porter la parole du mouvement ». « On voit là la difficulté à s’organiser », a-t-il souligné.

« Sans doute le bon échelon pour commencer, c’est le territoire car c’est là que sont ancrés les gilets jaunes », a-t-il ajouté à propos des débats prévus dans les territoires, en évoquant la diversité des problèmes rencontrés localement. Dans ces conditions, le gouvernement recevra-t-il ces porte-parole ? « En l’état actuel des discussions ça n’est pas le cas », a-t-il répondu. «  Une fois qu’ils seront organisés et qu’il n’y aura plus de contestation, j’ai dit hier que nous étions ouverts au dialogue, et nous le serons », a-t-il ajouté.