«Gilets jaunes»: Revivez le discours d'Emmanuel Macron sur la transition énergétique

LIVE Alors que la fronde des gilets jaunes se poursuit, le chef de l'Etat veut désamorcer la crise, tout en maintenant le cap écologique qu'il a fixé...

A.B.

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Emmanuel Macron veut calmer la fronde des gilets jaunes, mais reste déterminé à maintenir son cap écologique.
Emmanuel Macron veut calmer la fronde des gilets jaunes, mais reste déterminé à maintenir son cap écologique. — EMMANUEL DUNAND / AFP

L’ESSENTIEL

  • Emmanuel Macron a présenté ce mardi une « stratégie » à double détente mêlant urgence et long terme pour parvenir à une transition écologique « acceptable »
  • Le chef de l’Etat a annoncé, entre autres, une future grande concertation, la fermeture d’une partie des réacteurs nucléaires français, un soutien accru aux énergies renouvelables et l’adaptation de la fiscalité des carburants aux fluctuations des prix.
  • Les mesures déjà annoncées par Edouard Philippe (renforcement des primes pour changer de voitures, extension du chèque énergie aidant les foyers modestes à payer leurs factures…) n’ont pas pas satisfait les gilets jaunes, qui poursuivent leur mobilisation.

A LIRE AUSSI

 

19h00 : C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi avec nous

16h17 : Marine Le Pen critique « l’absence totale de réponse » de Macron aux « gilets jaunes »

Marine Le Pen a jugé « incompréhensible » mardi « l’absence totale de réponse immédiate » d’Emmanuel Macron aux « gilets jaunes ».

La députée du Pas-de-Calais a exprimé en outre son « désaccord » avec « les choix énergétiques » d’Emmanuel Macron, « notamment le triplement de l’éolien qui est une véritable catastrophe visuelle mais aussi (…) écologique et économique ».

« Il en est de même de sa volonté du quasi tout électricité. (…) Tous ces choix sont des choix toxiques sur le plan écologique et sur le plan économique », a-t-elle ajouté.

15 h 00 : Déception chez les représentants syndicaux

Laurent Berger et Yves Veyrier, respectivement à la tête de la CFDT et FO, regrettent la « faiblesse » des mesures évoquées par Macron.

Il y a une « forme de déception de la faiblesse des mesures annoncées : il n’y a pas pour l’instant de réponses très concrètes », a regretté le secrétaire général de la CFDT. De son côté, Yves Veyrier est resté sur « sa faim ». Les deux dirigeants, de même que Philippe Louis, président de la CFTC, ont toutefois tous les trois salué la décision du président de la République de maintenir le cap en matière de transition écologique.

14h46 : « Macron garde le cap, nous aussi ! », réagissent des « gilets jaunes »

« Macron garde le cap, nous aussi », ont clamé ce mardi une cinquantaine de « gilets jaunes » sur un rond-point de Trégueux (Côtes d’Armor). Ils entendent bien « continuer le combat, jusqu’à ce qu’il cède ».

« Ce qu’il dit, c’est de la poudre de Perlimpinpin ! Il parle depuis son palais, mais ici on a des mères de famille qui viennent nous dire qu’elles mangent une fois tous les deux jours, des retraités qui ne peuvent pas se chauffer et il parle de changer de voitures et de fenêtres ! », s'est insurgé l'un d'entre eux.

13h33 : Sans grande surprise, Jean-Luc Mélenchon n’a pas du tout aimé le discours d’Emmanuel Macron

Un président en « panne sèche », « hors-sol et hors réalité politique du pays »… Jean-Luc Mélenchon, le chef de file des Insoumis, est vent debout contre les propositions d’Emmanuel Macron pour sortir de la crise des gilets jaunes.

La France insoumise propose a contrario de rediscuter le budget, « pas encore adopté », pour « abroger la surtaxe carburant, et pour que le budget soit en équilibre, le rétablissement immédiat de l’ISF ».

 

 

13h22 : Carburant, nucléaire, accompagnement des Français dans la transition énergétique… Revivez le discours du chef de l’Etat

Si vous avez raté le discours d’Emmanuel Macron sur l’avenir énergétique de la France, vous pouvez en retrouver le résumé par ici !

13h08 : L’écologiste Yannick Jadot « stupéfait » du discours de Macron

Il est l’un des rares politiques à soutenir la hausse de la fiscalité des carburants proposée par Emmanuel Macron. Et pourtant, Yannick Jadot a estimé ce mardi que le chef de l’Etat a laissé de côté la « justice sociale » dans son discours.

« Il n’y a eu aucune annonce de mesures d’accompagnement pour les Françaises et les Français, qui aujourd’hui souffrent du point de vue du pouvoir d’achat (…), de la fracture territoriale. Faire dans ce moment un discours sans justice sociale, sans mesures d’accompagnement, je dois dire que j’en suis totalement stupéfait », a réagi le député européen sur BFMTV.

12h57 : Des consultations cette semaine pour définir l’organisation de la « grande concertation de terrain »

Edouard Philippe va mener des consultations cette semaine à Matignon pour définir l’organisation de la « grande concertation de terrain » sur la transition écologique annoncée par Emmanuel Macron, a annoncé Matignon.

Le Premier ministre, qui sera par ailleurs l’invité de RMC/BFM TV mercredi matin à 8h30, a plusieurs rendez-vous programmés entre mardi et vendredi avec les différents organes du Conseil national de la transition écologique (CNTE), a précisé son entourage. Le Premier ministre commence ce mardi « une série de consultations » avec les membres et les six collèges du CNTE. Edouard Philippe va ainsi définir avec eux « la méthode de la concertation qu’ils mèneront sur les territoires partout en France », selon Matignon.

12h48 : Emmanuel Macron n’a pas parlé de l’ISF, souligne Fabien Roussel

Sur Twitter, Fabien Roussel, le nouveau leader du Parti communiste français, a souligné qu’Emmanuel Macron n’avait pas parlé de l’ISF.

« Le PR parle du consentement à l’impôt mais sans évoquer les 358 000 familles exonérées de l’ISF alors qu’elles détiennent la moitié de notre PIB ! ».

 

12h47 : La concertation « va dans le bon sens mais ce n’est pas un signal assez fort

Au micro de BFMTV, Jason Herbert, l’un des porte-parole des « gilets jaunes », estime que la concertation de trois mois annoncée par Emmanuel Macron, « va dans le bon sens mais ce n’est pas un signal assez fort dans le sens où il y a vraiment une urgence de la situation ».

12h34 : Les politiques réagissent après le discours d’Emmanuel Macron

« Fermeture des centrales nucléaires repoussée à la Saint Glinglin, mensonges sur les soi-disant avantages de cette énergie dangereuse, entêtement dans la catastrophe industrielle et financière de l’EPR. Macron apporte la preuve de sa totale soumission au lobby nucléaire », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise.

« À ceux qui se demandent comment boucler leur budget dans 3 jours, Emmanuel Macron répond : rendez-vous dans 3 mois… » (…) «La confusion totale du discours présidentiel et le vide absolu en termes de solutions sont saisissants… », estime Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN).

Pour Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, « ce discours nous apprend qu’Emmanuel Macron n’est pas sorti dans la rue et n’a pas allumé sa télévision depuis que les "gilets jaunes" expriment leur souffrance. C’est désespérant… ».

« Il semble qu’il y ait un mot tabou dans notre pays : le mot "salaires"… Assez fou qu’on puisse disserter sur le pouvoir d’achat sans en dire un mot », a écrit Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes.

« 48.000 morts par an dus à la pollution mais plutôt que d’agir aujourd’hui, Macron va relancer trois mois de concertation, un Haut conseil… Dix ans après le Grenelle de l’environnement, cinq ans après la conférence environnementale. Inaction coupable », a tweeté Julien Bayou, porte-parole d’Europe-Écologie-Les Verts.

« Les seules injustices sociales et fiscales seraient donc celles qui procèdent de la transition écologique ? Pas un mot sur la redistribution des richesses, le niveau des salaires et l’avidité mortifère de l’économie financiarisée », a déclaré Laurence Rossignol, sénatrice PS.

 

12h30 : François Rugy va recevoir mardi des représentants des « gilets jaunes » à la demande de Macron

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy va recevoir, ce mardi après-midi, les représentants des « gilets jaunes » à la demande d’Emmanuel Macron, a indiqué l’Elysée dans un communiqué de presse.
Cette réunion au ministère se déroulera à la suite du discours du chef de l’Etat, qui a annoncé une « grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale ».

12h25 : Sur Twitter, les réactions de l’opposition s’enchaînent

Pour Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, le président n’a annoncé « aucun plan de transition écologique à la hauteur des enjeux ». « Macron recycle des mesures insignifiantes et n’apporte aucune réponse à la détresse des Français. Pire, il gagne du temps en annonçant une concertation pipeau ! », estime le maire de Yerres.

Pour Adrien Quatennens, député LFI, le chef de l’Etat « reprend l’idée d’écologie populaire » proposée par la France insoumise. « Parfait ! Première étape indispensable pour sa mise en œuvre : en finir avec le Président des Riches », a-t-il ajouté.

 

12h16 : Le Haut-Conseil pour le climat installé ce matin

Emmanuel Macron a également installé, ce mardi matin, le Haut-Conseil pour le climat, composé de douze autres scientifiques, économistes, ingénieurs, et experts. Présidé par la climatologue franco-canadienne Corinne Le Quere, « il est chargé d’apporter un éclairage indépendant sur la politique du Gouvernement en matière de climat », a détaillé l’Elysée.

12h14 : Fin du monde ou fin du mois, « nous allons traiter les deux »

Fin du monde ou fin du mois, « nous allons traiter les deux », a assuré Emmanuel Macron, dans une référence à la nécessité de concilier les enjeux climatiques et sociaux évoqués par l’ex-ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

« Ce que je veux faire comprendre aux Français, notamment à tous ceux qui disent en quelque sorte "on entend le président de la République, on entend le gouvernement, ils évoquent la fin du monde et nous on parle de la fin du mois". C’est que nous allons traiter les deux, et que nous devons traiter les deux », a-t-il assuré.

11h49 : « Je crois que nous pouvons transformer les colères en solutions »

« Cette transition écologique qui vous fait peur, on peut la relever car on a les meilleurs acteurs au monde pour le faire, déclare le chef de l’Etat. Il faut écouter cette juste part de colère pour y répondre, car elle vient de loin. Je crois que nous pouvons transformer les colères en solutions », a-t-il ajouté en conclusion de son discours.

11h42: « Nous ne pouvons pas demander de manière indifférenciée : «baisser les taxes» et «créez-nous plus de crèches, plus de services publics» », estime Macron

11h39 : « La fiscalité sur les carburants va s’adapter aux fluctuations des prix », promet Macron

« Cette crise dit le sens profond du consentement à l’impôt, déclare le chef de l’Etat. Il faut faire la pédagogie de ce qu’est notre système. C’est le combat jumeau de la transition écologique : bâtir un nouveau contrat social du 21e siècle. On doit expliquer aux gens ce qu’il y a en face de leur argent. J’entends ceux qui travaillent avec des revenus modestes nous disent. Trop riches pour toucher des aides, pas assez pour vraiment être libres. Ces vies empêchées de celles et ceux qui travaillent mais pas assez pour vivre bien, on doit y apporter une réponse. C’est au cœur de la réponse qu’il me revient d’y apporter dans les prochains mois. Quand on commence à baisser la taxe d’habitation, c’est pour les classes populaires, mais ça ne va pas assez vite. Il faut intensifier cela pour répondre à l’impatience, procéder à des changements profonds. » « La fiscalité sur les carburants va s’adapter aux fluctuations des prix », a-t-il ajouté.

11h31 : « Il faut mieux accompagner les collectivités territoriales », déclare Emmanuel Macron

11h29 : « Nous devons rendre les choses simples », estime Macron

« Ce que dit cette crise, c’est que les réponses que nous apportons sont trop abstraites, reconnaît le chef de l’Etat. Nous devons rendre les choses tangibles et simples. Sans ça, la transition ne sera pas utilisée par les plus fragiles. Les propositions des citoyens feront partie du débat pour construire des solutions acceptables pour chacun. »

11h25 : Emmanuel Macron annonce « une grande concertation de terrain »

« Nous allons lancer une grande concertation de terrain », a annoncé Emmanuel Macron, qui « refuse une France à deux vitesses ». «Je souhaite que ce débat s’inscrive dans les territoires, qu’ils soient pleinement associés, pour avoir leur mot à dire, a-t-il ajouté. Pour faire des choix sur des propositions qui sont mises sur la table. Que tous les représentants des gilets jaunes, dans les régions, puissent y participer. (…) Il nous faut changer de méthode de travail parce que nombre de concitoyens considèrent qu’on leur impose le changement par le haut (…), a-t-il ajouté. J’entends la colère de certains concitoyens ».

 

11h19 : « 14 réacteurs nucléaires seront arrêtés d’ici 2035 », déclare Emmanuel Macron

 

11h14 : « Cessons de dire qu’il faut fermer les réacteurs nucléaires pour faire de la place aux renouvelables », estime Macron

« Reste le sujet du nucléaire. Le nucléaire nous permet aujourd’hui de bénéficier d’une énergie dé-carbonnée et à bas coût, a-t-il ajouté. Je n’ai pas été élu sur un programme de sortie du nucléaire mais sur une réduction de 50 % du nucléaire dans le mix énergétique. J’aurais aimé le faire d’ici 2025 mais c’est inatteignable. Nous gardons l’objectif mais repoussons le cap à 2035. Quatorze réacteurs seront arrêtés d’ici 2035. D’ici 2020, les deux réacteurs de Fassenheim seront arrêtés définitivement. »

11h10 : « La question fondamentale est celle de la production de notre électricité », estime Macron

« La question fondamentale est celle de la production de notre électricité, estime Emmanuel Macron. Si nous appelons nos concitoyens à rouler plus propre et consommer moins d’énergies fossiles, il faut nous poser la question de la production de notre électricité », a indiqué le président.

« A l’horizon 2030 le parc éolien français sera triplé, a-t-il ajouté. (…). La part des panneaux photovoltaïques sera multipliée par cinq. Nous développerons également l’éolien en mer et renforcerons notre production d’énergie hydraulique, une énergie à bas coût et de faible pollution ».

 

11h08 : « Nous allons fermer toutes les usines à charbon d’ici 2022 », s’engage Emmanuel Macron

« Nous allons fermer toutes les usines à charbon d’ici 2022 », s’est engagé Emmanuel Macron.

11h03 : « Il faut consommer moins d’énergie fossile », poursuit Emmanuel Macron

« Pour se désintoxiquer des énergies fossiles, il faut consommer moins d’énergie », estime le président.

« Nous voulons produire des voitures innovantes, qui polluent moins, créent des emplois »

« Nous devons travailler à faire évoluer les modes de chauffage : 9 milliards d’euros sont sur la table mais les résultats sont trop timides », ajoute-t-il.

11h01 : « Il faut sortir de la dépendance aux énergies fossiles », estime le chef de l’Etat

« Il faut sortir de la dépendance aux énergies fossiles », a déclaré Emmanuel Macron, qui appelle à « nous désintoxiquer des énergies fossiles ».

 

10h55 : « Je ne changerai pas d’avis », déclare Emmanuel Macron

« Je ne changerai pas d’avis, a déclaré Emmanuel Macron. On ne peut pas être le lundi être pour l’environnement et le mardi pour la hausse du prix du carburant ».

10h52 : Emmanuel Macron évoque « une situation d’urgence »

« La question climatique (…) crée pour l’humanité tout entière une situation d’urgence, a déclaré le chef de l’Etat. Nous avons une stratégie au niveau de l’Europe à poursuivre ».

« Nous devons atténuer ce qui conduit au réchauffement du climat, et œuvrer à la construction d’un modèle économique en conséquence, bâtir un modèle productif éducatif et social plus juste », a-t-il ajouté. « Depuis plusieurs semaines, un mouvement parti de la contestation des prix du carburant est né (…). Il a donné lieu à des violences inacceptables. Mais je ne confonds pas les casseurs et les concitoyens qui manifestent».

10h51: Emmanuel Macron commence son discours

10h47: Six mois de sursis pour avoir appelé à « charger les flics » à Calais

L’homme avait été interpellé, vendredi, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes » sur l’autoroute A16.

Lisez notre article par ici.

10h44 : « Le président paumé invite les présidents de groupes parlementaires à faire tapisserie »

« Le président paumé invite les présidents de groupes parlementaires à faire tapisserie à l’heure des conférences des présidents de leur assemblée !, tweete Jean-Luc Mélenchon à quelques minutes du discours du chef de l’Etat. Tout ça pour répéter des annonces déjà faites et non intégrées dans le budget qui vient d’être voté à l’Assemblée. Le chaos, c’est lui ».

10h40: Une centaine de gilets jaunes délogés à Cherbourg

A Cherbourg (Manche), les forces de l'ordre ont délogé une centaine de gilets jaunes à la gare maritime qui bloquaient les accès aux camions souhaitant embarquer pour l'Angleterre, rapporte la presse locale.

10h38 : Marion Maréchal a défilé sur les Champs Elysée samedi

L’ancienne députée RN, Marion Maréchal, qui a lancé une école de sciences politiques à Lyon et refuse de revenir en politique, est allée manifester aux côtés des « gilets jaunes » samedi sur les Champs-Elysées, rapporte lundi Le Figaro.

La nièce de la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN) explique qu’elle « n’a pas pu (s') en empêcher » d’aller manifester. « Cela faisait une semaine que ça montait ». « Je me suis dit que ça ferait un petit gilet jaune de plus. Mais quand je suis arrivée sur les Champs-Élysées, les vrais + gilets jaunes + étaient partis depuis longtemps. Le mouvement était totalement phagocyté par des militants d’extrême gauche. On entendait des : "A mort le capitalisme !" Si c’est ça l’ultra-droite, elle a bien changé », raconte l’ancienne élue.

10h36 : « Rencontrons-nous, convergeons », lance Fabien Roussel (PCF) aux gilets jaunes

« Rencontrons nous, discutons, convergeons », a lancé mardi le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, à l’endroit des « gilets jaunes », en appelant à « un front uni » avec les syndicats.

« Je pense qu’il y aurait intérêt à ce que tout ce monde-là se rassemble, ce serait beau », a considéré le nouveau numéro un du PCF, qui a pris ses fonctions ce week-end.

10h25 : Appel à un blocage total pour l’arrivée d’Annick Girardin à La Réunion

Un appel au blocage total de l’île de La Réunion mercredi, jour de l’arrivée de la ministre des Outre-mer Annick Girardin pour aller à la rencontre des « gilets jaunes », circule sur les réseaux sociaux depuis mardi soir.

Alors qu’une trentaine de barrages étaient encore recensés mardi à la mi-journée par la Direction régionale des routes, les auteurs de l’appel veulent atteindre le chiffre de 300 barrages dans toute l’île et demandent à la population : « Restez chez vous ou venez aux barrages ».

10h19 : Le chef de l’État ne convaincra pas les « gilets jaunes » s’il « ne change pas de politique au fond », estime Dupont -Aignan

Si Emmanuel Macron, qui doit présenter son cap énergétique et écologique mardi matin, disait aux « gilets jaunes » « "je vous ai compris", ce serait déjà mieux que de décrire les manifestants comme des nazis ou des fascistes », a affirmé le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

Pour autant, le chef de l’État ne convaincra pas les « gilets jaunes » s’il « ne change pas de politique au fond », a ajouté le président de Debout la France, mardi, sur Radio Classique.

« S’il y a une telle révolte dans le pays, (c’est) le résultat des choix qu’il a faits. Et il doit à un moment se demander si ces choix ont été les bons », a ajouté le député de l’Essonne, ancien soutien de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017.

« Ce qui est important, c’est que ces réformes soient partagées de manière juste et efficace. Or, elles ne sont ni justes, ni efficaces », a jugé M. Dupont-Aignan. « À un moment, quand on tire sur la corde trop, elle casse ».

10h15 : Xavier Bertrand appelle Emmanuel Macron à renoncer à la hausse des taxes

Seul président de région à ne pas avoir cosigné la tribune réclamant un moratoire sur la hausse des prix des carburants, Xavier Bertrand appelle finalement lui aussi le chef de l’Etat à renoncer « à la hausse des nouvelles taxes sur les carburants », estimant que « la transition écologique ne peut réussir que si elle respecte et préserve le pouvoir d’achat des Français ».

 

10h10 : Douze présidents de régions demandent des « mesures d’urgence »

Douze des treize présidents de régions, de droite comme de gauche, interpellent l’exécutif sur le mouvement des « gilets jaunes » et demandent des « mesures d’urgence ». « Ce serait une très grave erreur de caricaturer leur révolte en un mouvement extrémiste manipulé par l’ultradroite ou l’ultragauche », expriment les élus dans une tribune à paraître mardi dans l’Opinion, avant le discours attendu du président Emmanuel Macron.

Ils appellent l’exécutif à « changer de discours, reconnaître la souffrance de nos compatriotes, et pas la nier (…), prendre des mesures d’urgence et en premier lieu un moratoire sur la hausse des taxes au 1er janvier ».

10h08 : Le gouvernement ne recevra pas les représentants des « gilets jaunes »

Le gouvernement ne recevra pas les représentants des « gilets jaunes » « en l’état actuel des discussions », a indiqué Benjamin Griveaux mardi, soulignant que certains manifestants « contestent leur légitimité ».

« Une fois qu’ils seront organisés et qu’il n’y aura plus de contestation, j’ai dit hier que nous étions ouverts au dialogue, et nous le serons », a-t-il ajouté sur franceinfo, jugeant que « le bon échelon pour commencer, c’est le territoire ». Lundi, une « délégation » de huit « communicants officiels » a été créée mais elle ne fait pas l’unanimité au sein du mouvement.

10h05 : Emmanuel Macron s’exprimera à 10h30

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Ce mardi matin, le chef de l’Etat doit prononcer un discours qui « fixera le cap de la transition énergétique et définira la méthode de construction d’un pacte de la conversion écologique en France », selon l’Elysée.

Dans le même temps, les gilets jaunes poursuivent leur mobilisation nationale, et sont dubitatifs quant aux mesures qui devraient être annoncées par le chef de l'Etat.