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MOBILISATIONLe Pen et le gouvernement s'accusent mutuellement des violences à Paris

«Gilets jaunes» à Paris: Le Pen et le gouvernement s'accusent mutuellement des violences sur les Champs-Elysées

MOBILISATION
Marine Le Pen a accusé le gouvernement « d’organiser les tensions » après des heurts sur les Champs-Elysées....
Des heurts ont éclaté sur les Champs-Elysées
Des heurts ont éclaté sur les Champs-Elysées - LUCAS BARIOULET / AFP
Clémence Apetogbor

C. Ape. avec AFP

Un « acte II » moins mobilisateur, jalonné de violences et d’une polémique : la manifestation parisienne des «gilets jaunes» ce samedi a donné lieu à des heurts, que le gouvernement a imputé à des « séditieux » d’ultradroite « qui ont répondu à l’appel de Marine Le Pen ».

A 11h00, 23.000 manifestants étaient dénombrés à travers la France, contre 124.000 la semaine dernière à la même heure, a affirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, soulignant le « fort affaiblissement » de la mobilisation au niveau national.

Castaner vise Le Pen

Mais le ministre s’en est surtout pris à Marine Le Pen. Dans une conférence de presse à la mi-journée, il a souligné la « mobilisation de l’ultradroite » parmi les 5.000 manifestants présents sur les Champs-Elysées (8.000 sur l’ensemble de la capitale), où les forces de l’ordre ont dû « repousser les séditieux » qui « ont répondu à l’appel notamment de Marine Le Pen (à défiler sur les Champs-Elysées) et veulent s’en prendre aux institutions comme ils veulent s’en prendre aux parlementaires de la majorité ».

La présidente du Rassemblement national a immédiatement réagi, affirmant n’avoir « jamais appelé à quelque violence que ce soit » et accusant le gouvernement « d’organiser la tension » et de faire d’elle un « bouc émissaire ».

Marine Le Pen a accusé le gouvernement « d’organiser les tensions » après des heurts sur les Champs-Elysées entre les forces de l’ordre et des « gilets jaunes », assurant n’avoir « jamais appelé à quelque violence que ce soit ».

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La veille, elle s’était étonnée sur Twitter qu’on n’autorise pas les « gilets jaunes » à défiler sur les Champs-Elysées, après l’interdiction d’un rassemblement place de la Concorde.

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