«Je veux parler, alerter quand je pense que c'est indispensable»... Hollande toujours vent debout contre l’exécutif

COMMENTAIRE L’ancien chef de l’Etat a multiplié les apparitions ces dernières semaines, avec notamment une visite en Grèce la semaine dernière...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande à Lormont, près de Bordeaux, le 17 novembre 2018.
François Hollande à Lormont, près de Bordeaux, le 17 novembre 2018. — SIPA

Un droit d’alerter pour les ex-présidents ? Pour François Hollande, c’est un grand oui ! L’ancien chef de l’Etat a revendiqué ce lundi un droit « d’alerter », notamment au sujet des « gilets jaunes », un mouvement qui a besoin « d’une réponse », tout en assurant n'être « pas du tout candidat à quoi que ce soit ».

François Hollande a multiplié les apparitions ces dernières semaines, avec notamment une visite en Grèce la semaine dernière. Embarqué dans un tour de France de dédicaces de son livre « Les leçons du pouvoir », il s’est saisi au passage de toutes les occasions pour ne pas se faire oublier, voire provoquer le « buzz », comme à Brive où il a glissé à l’une de ses lectrices : « Je vais revenir ».

« Je ne suis pas du tout candidat à quoi que ce soit »

« Je ne suis pas du tout candidat à quoi que ce soit, mais je veux parler, alerter quand je pense que c’est indispensable », a affirmé l’ex-président de la République dans l’émission « C à vous » sur France 5, où il a commenté les manifestations contre la hausse des prix du carburant. « Le problème de ce mouvement, c’est qu’il n’est ni encadré ni incarné par un leader ou des représentants », a affirmé l’ancien chef de l’État sans se priver d’une nouvelle critique à l’égard de l’exécutif. « Il ne faut pas se contenter de dire "on écoute". A un moment donné, il faut donner une réponse (…) sans doute une réponse rapide », a poursuivi l’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste en référence aux récentes déclarations du Premier ministre Édouard Philippe.

Ce dernier avait assuré dimanche, lors d’une interview sur France 2, avoir entendu la « colère » et la « souffrance » mais voulait pour autant maintenir le « cap ». L’idée d’une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un « pacte social de la conversion écologique », comme le réclame le numéro un de la CFDT Laurent Berger, est une proposition « pertinente et pas exclusive », a par ailleurs estimé François Hollande. Combien de temps peut durer le mouvement selon lui ? Il peut « se dissoudre » ou « se durcir (…) s’il n’y a pas de réponse. » « Si on laisse pourrir ces mouvements où qu’ils soient c’est un danger », a insisté l’ex-président.