Blocage des «gilets jaunes»: Elus de droite et de gauche somment le gouvernement «d'entendre» la colère des Français

MANIFESTATION De nombreux élus et personnalités politiques ont réagi et commenté le rassemblement de ce samedi contre la hausse de prix des carburants…

20 Minutes avec AFP
Les motards "gilets jaunes" remontent le périphérique parisien au matin du 17 novembre 2018
Les motards "gilets jaunes" remontent le périphérique parisien au matin du 17 novembre 2018 — Lucas BARIOULET / AFP

Le mouvement social des « gilets jaunes » a rassemblé plus 282.000 manifestants dans toute la France ce samedi, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Cette journée de mobilisation a été l’occasion pour les politiques des partis d’opposition de pointer du doigt le pouvoir en place. De nombreux élus et personnalités politiques ont réagi et commenté ce rassemblement contre la hausse de prix des carburants.

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise. « Macron avait dit : « Qu’ils viennent me chercher ». C’est fait (…) A Paris devant l’Assemblée, nous entonnons l’hymne national avec les Marseillais ».


Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains. « C’est un mouvement des Français qui ne doit pas être récupéré mais qui a le droit d’avoir le soutien de tous les élus. (…) J’espère de tout cœur que le président de la République va enfin les entendre ».


François Asselineau, le président de l’UPR (Union populaire républicaine). La mobilisation « apparaît très inférieure à ce qui avait été anticipé » et « ce mouvement est bien parti pour rejoindre tous les mouvements ultra-médiatisés, inoffensifs et sans lendemains qui ont parcouru la société française ces dernières années : « les indignés », les « bonnets rouges », « jour de colère », « nuit debout » ou encore la « fête à Macron » ».

Fabien Roussel, député PCF du Nord. « Le gouvernement porte la responsabilité des incidents (…) Est-ce que la colère des Français doit être déclarée en préfecture ? Cette colère est profonde et sincère. Le gouvernement doit tout faire pour qu’il n’y ait pas d’incidents. »

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. « Je dénonce l’instrumentalisation de ce drame [la mort d’une manifestante] faite par le gouvernement pour discréditer la mobilisation citoyenne du 17 novembre, mouvement populaire et apolitique. La mise en scène de Christophe Castaner est écœurante. (…) Combien de morts faudra-t-il avant qu’Emmanuel Macron n’entende la détresse des Français ? »


Jean-Lin Lacapelle, conseiller RN régional d’Ile-de-France. « Les automobilistes sont les cocus du macronisme. Les Français en ont marre d’être les vaches à lait. Nous ne cherchons pas à récupérer ce mouvement, la colère des Français n’appartient à personne. (Emmanuel Macron) divise, méprise, insulte depuis 18 mois (…) Les Français le diront dans les urnes lors des élections européennes de 2019 ».

Olivier Faure, premier secrétaire du PS. « Je souhaite que cette mobilisation permette une prise de conscience et que le gouvernement entende ce que les Français ont à lui dire. (…) Ce que les Français nous demandent, ce n’est pas de chercher à les récupérer, mais qu’on les entende, que l’on réponde à leurs souffrances. Leur revendication, c’est le pouvoir d’achat, mais c’est aussi la justice fiscale. Il faut tout remettre à plat, ne pas opposer l’écologie et le social comme le fait le gouvernement aujourd’hui ».


Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations. « Face à la multiplication d’incidents, dont certains graves, j’appelle l’ensemble des manifestants, mais aussi des automobilistes et des forces de l’ordre à revenir au plus grand calme. (…) La priorité est de revenir au calme puis de poser les fondations d’une véritable transition écologique attentive à la révolte sincère contre l’injustice fiscale et sociale qu’expriment les Français. »


Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes. « Monsieur, le président, ne sous-estimez pas cette fronde populaire car elle en dit long sur l’état moral, psychologique et matériel de notre pays (…) Cessez de toujours demander des efforts aux mêmes, à ces classes moyennes et populaires qui jusqu’ici subissaient en silence. C’est la raison pour laquelle je vous demande de revenir sur ces hausses passées et d’annuler celles prévues en janvier 2019 sur les carburants pour rendre de l’air à notre pays ».