L'ex-président François Hollande appelle à «réarmer» et à «rassembler» la gauche

SOCIALISME L’ex-président en déplacement en Grèce a indiqué qu’il y prendrait sa part « en tant que citoyen »…

20 Minutes avec AFP

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François Hollande le 11 novembre à Tulle en Corrèze.
François Hollande le 11 novembre à Tulle en Corrèze. — Alain ROBERT/SIPA

« Je vais revenir ». La petite phrase de François Hollande en milieu de semaine n’est pas passée inaperçue. Il faut reconnaître que le chef de l’Etat s’exprime de plus en plus souvent dans les médias. Il faut « réarmer la gauche », a-t-il estimé ce vendredi à Athènes lors d’un voyage au cours duquel il a rencontré le président et le Premier ministre grecs Prokopis Pavlopoulos et Alexis Tsipras. L’ancien président veut prendre part à ce mouvement « comme citoyen ».

« C’est difficile pour la gauche dans cette période où le simplisme, une forme de facilité à utiliser les peurs, s’installe (…). C’est pourquoi il faut réarmer la gauche intellectuellement, politiquement, démocratiquement », a affirmé François Hollande devant la presse, et « j’y prendrai ma part comme citoyen ». L’ex-président a considéré qu’il « ne faut pas ajouter à des partis existants », au risque de « montrer une gauche totalement éclatée ».

Une « indulgence » des Français après le pouvoir

Mais il a appelé à « une clarification », car « il y a des comportements, (…) une façon de contester, dénoncer, d’essayer même d’écraser les partenaires qui n’est pas compatible avec l’idée que je me fais de la gauche », visant manifestement le leader du parti de gauche radicale La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon. « Il faut aussi de l’unité, les électeurs veulent du rassemblement », et « ça vaut pour la France, la Grèce, les principaux pays » européens, a-t-il ajouté.

Interrogé sur la manifestation des « gilets jaunes » samedi en France, il a estimé que « dans toutes les périodes il y a des mécontentements. Les réponses « peuvent être sur le sujet lui-même, ou sur la manière de dialoguer, de concerter », a-t-il poursuivi.

François Hollande a enfin reconnu qu’il y a « une forme d’indulgence des Français quand on n’est plus au pouvoir », et « qu’on trouve peut-être plus faciles des solutions qu’on tardait à prendre quand on était au pouvoir ». « C’est pourquoi il faut avoir beaucoup de modestie et aussi beaucoup d’exigence sur les réflexions qu’il faut engager », a-t-il observé.