Place Publique: Premier meeting pour le parti écologiste, pro-européen et citoyen qui veut devenir «majoritaire»

PETIT NOUVEAU Le premier meeting du parti, créé par Raphaël Glucksmann et d’autres personnalités de la société civile, s’est déroulé à Montreuil (Seine-Saint-Denis), devant près de 800 personnes…

20 Minutes avec AFP

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Raphael Glucksmann, lors du lancement de son nouveau parti 'Place publique' à Montreuil, près de Paris, le 15 novembre 2018.
Raphael Glucksmann, lors du lancement de son nouveau parti 'Place publique' à Montreuil, près de Paris, le 15 novembre 2018. — JOEL SAGET / AFP

Le petit nouveau de la politique français entend devenir une « force majoritaire ». Le parti écologiste, pro-européen, citoyen, Place publique, créé par Raphaël Glucksmann et d'autres personnalités de la société civile, a tenu, ce jeudi soir, son premier meeting à Montreuil ( Seine-Saint-Denis).

Devant près de 800 personnes, la militante écologiste Claire Nouvian a appelé face aux « défis insensés » que doit affronter l’humanité à « créer non seulement une force citoyenne puissante, mais une force majoritaire ». « On a de bons élus », au Parlement européen ou au niveau local, « mais est-ce que eux, ensemble, ils arrivent à nous prémunir du danger et à construire une force alternative à Emmanuel Macron ? Face à Emmanuel Macron il y a Marine Le Pen », a-t-elle mis en garde.

« Le "en même temps" devient une contradiction »

S’exprimant en clôture du meeting, l’essayiste Raphaël Gluscksmann a lui aussi pris pour cible le président de la République. Face à l’urgence climatique, « il y (a) quoi ? Des demi-mesures, des pas en avant, pas en arrière, (…) du et en même temps on donne à Nicolas Hulot, et en même temps on donne aux chasseurs. Et en même temps on donne à Total et en même temps on parle de "Make our planet great again" », a-t-il fustigé, reprenant la formule présidentielle.

« Nous avons été rassemblés par cette conscience que quand l’horizon est tragique, le "en même temps" devient une contradiction », a lancé celui qui avait contribué à écrire les grands discours du socialiste Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle. Il a aussi semblé se démarquer de Jean-Luc Mélenchon, en affirmant vouloir « plus de démocratie, plus de participation des citoyens » face aux « tentations autoritaires », et en affirmant que « face à la xénophobie », Place publique ne regarderait « pas les sondages ».

Le combat « sera profondément européen »

Les fondateurs de Place publique, lancé début novembre, n’ont pas clarifié leurs intentions concernant les élections européennes de mai 2019​. Le combat « sera profondément européen », a souligné Raphaël Glucksmann.

Plusieurs élus ou anciens élus avaient fait le déplacement : le député Jean-Michel Clément (ex-LREM), le député européen Guillaume Balas (Générations), l’ancien ministre de l’Ecologie Philippe Martin (PS), le conseiller régional Julien Bayou (EELV), ou encore le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel (PS).