Carburant: La majorité sénatoriale veut supprimer la hausse de la taxe

BUDGET Ce mercredi, le Premier ministre a affirmé que l’exécutif entendait maintenir la taxe sur les carburants, annonçant des aides supplémentaires pour l'énergie et l'automobile...

20 Minutes avec AFP

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Le Sénat siège au palais du Luxembourg, à Paris.
Le Sénat siège au palais du Luxembourg, à Paris. — LIONEL URMAN/SIPA

La hausse de la taxe du carburant serait-elle finalement supprimée ? Lors de l’examen du projet de budget 2019, prévu à partir de la semaine prochaine, les sénateurs Les Républicains proposeront la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants, au cœur de « la colère actuelle » contre le gouvernement.

Les mesures annoncées, ce mercredi, par Edouard Philippe pour atténuer la hausse des prix de l’énergie « ne bougeront pas ce mécontentement », a estimé Bruno Retailleau, le chef de file des Républicains au Sénat, à trois jours de la mobilisation du 17 novembre des « gilets jaunes ». « C’est toujours la même tuyauterie administrative et fiscale », a-t-il commenté, pointant « un ras-le-bol fiscal général ».

Une mesure « en faveur du pouvoir d’achat »

Lors de l’examen du projet de budget 2019, à partir du 22 novembre en séance publique, Albéric de Montgolfier, le rapporteur général LR, proposera, entre autres, la suppression « à compter de 2019 » de la hausse prévue de la taxe sur les carburants. Soit la suppression de la nouvelle hausse de 10 centimes sur l’essence et 19 centimes sur le diesel d’ici 2022, dont 3 centimes sur l’essence et 6 centimes sur le diesel en 2019. Une mesure « en faveur du pouvoir d’achat », ont expliqué les sénateurs LR.

Le Premier ministre a affirmé, ce mercredi, que l’exécutif entendait maintenir la taxe sur les carburants, annonçant une augmentation des aides pour changer de véhicule et payer ses factures d’énergie.

Des « mesurettes » qui « ne touchent qu’une petite partie de la population »

Des « mesurettes » qui « ne touchent qu’une petite partie de la population », a critiqué Albéric de Montgolfier. « La transition énergétique a bon dos », a ajouté le rapporteur, pour qui « cette taxation supplémentaire ne va pas à la transition énergétique, mais va au budget de l’Etat ».

Selon le rapporteur, le projet de loi de finances rectificative pour 2018, qui sera examiné lundi par les sénateurs, montre une diminution de 394 millions d’euros de la part de cette taxe affectée à la transition énergétique, « alors qu’elle devait augmenter de 184 millions d’euros, selon les prévisions du budget 2018 ». En 2019, sur les 37,7 milliards d’euros de recettes attendues, seuls 7,2 milliards sont affectés à la transition écologique, a-t-il ajouté.