Emmanuel Macron au JT de 20h: «Je n'ai pas réussi à réconcilier les Français avec leurs dirigeants», dit le président

INTERVIEW Emmanuel Macron était interviewé en direct ce mercredi depuis le porte-avions Charles de Gaulle à Toulon, lors du JT de 20 heures sur TF1 et LCI...

L.C.

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Emmanuel Macron, interviewé par Gilles Bouleau sur le porte-avions Charles de Gaulle, le 14 novembre 2018.
Emmanuel Macron, interviewé par Gilles Bouleau sur le porte-avions Charles de Gaulle, le 14 novembre 2018. — Capture d'écran LCI

Avant de passer la nuit sur le porte-avions militaire Charles de Gaulle, à Toulon, Emmanuel Macron a répondu ce mercredi aux questions de Gilles Bouleau, pendant le journal télévisé de 20 heures sur TF1 et LCI.

Il devrait aborder des questions de défense, comme celle de la construction d'un second porte-avions pour laquelle une décision est attendue en 2020.

Il devrait aussi être interrogé sur la hausse des carburants et le pouvoir d'achat des Français, à trois jours d'une opération de blocage des routes menée par le mouvement des «gilets jaunes».

21h48 : Ce live est terminé, merci de l'avoir suivi !

21h40 : Opération déminage pour l’exécutif

Cette interview a été le point d’orgue d’une journée que l’exécutif a placée sous le signe de l’apaisement alors que le ras-le-bol fiscal s’exprime depuis plusieurs jours dans le pays. Comment Macron a-t-il voulu reprendre la main à trois jours de la journée de mobilisation des « gilets jaunes » ? On vous en dit plus par ici.

21h20 : Que faut-il retenir de cette interview d'Emmanuel Macron ?

On vous a fait un résumé ici.

20h42: L'interview est terminée

Si vous l'avez loupée, voici l'essentiel en vidéo.

 

20h40 : «J’ai peut-être commis des erreurs en choisissant untel ou untel», dit-il au sujet de l'affaire Benalla

« Est-ce que les polémiques ont été au juste niveau de la réalité ? Je ne crois pas. J’ai essayé de tenir le cap », dit Emmanuel Macron au sujet de l’affaire Benalla. « J’ai peut-être commis des erreurs en choisissant untel ou untel […] Ça, c’est la vie, je le regrette comme vous », concède-t-il.

20h37 : « Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants »

Emmanuel Macron dit avoir constaté lors de son itinérance mémorielle qu'« il y a de l’impatience, de la colère. Je partage cette colère, car il y a une chose que je n’ai pas réussi à faire. Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants. Ce divorce est au cœur de toutes les démocraties occidentales ».

Le président semble vouloir afficher une certaine humilité : « Nos concitoyens attendent de la protection, de la considération et du respect. La considération, on ne l’a sans doute pas assez montrée » aux Français. Il faut selon lui « les écouter, et décider d’une manière différente, pas toujours à Paris, aller se confronter au terrain, beaucoup plus ».

20h32: «Qu'il y ait de l'impatience, je peux le comprendre»

Emmanuel Macron dit entendre l'impatience des Français mais il défend fermement sa politique, jugeant que son gouvernement n'a pas «tardé» et ne s'est «pas trompé».

Le chef de l'Etat défend son bilan et énumère les réformes adoptées : marché du travail, SNCF...

20h28 : « Il y a beaucoup de gens qui sont dans l’addition des colères »

Les « gilets jaunes » doivent-ils renoncer à leur mobilisation ?, interroge Gilles Bouleau. « Non », répond Emmanuel Macron qui dit « respecter, et entendre » leurs revendications. « Ils ont le droit de manifester (…) Je veux comprendre » ce mouvement, poursuit-il. « Ensuite, je dis méfiance, car beaucoup de gens veulent récupérer ce mouvement, beaucoup de partis politiques ».

« L’addition des colères et l’addition des blocages ça ne fait pas un projet pour le pays » dit le président, qui s’oppose aux « gens qui veulent plus d’emplois publics et moins d’impôts » et qui selon lui « sont en train de manipuler » les Français.

20h21 : « Je me bats pour faire baisser le prix du pétrole »

Interrogé sur le ras-le-bol fiscal, le président attaque d’abord ses détracteurs, dont l’opposition. « Je voudrais qu’on sorte d’une forme de poujadisme contemporain où les mêmes qui vous disent 'on paie trop d’impôts', sont les mêmes que ceux qui disent 'ne touchez pas aux dotations' lorsque l’on fait des réformes ».

« Le cap sur lequel je me suis engagé auprès des Français (…) est de s’attaquer aux causes profondes des problèmes. Les impôts vont progressivement baisser, mais la priorité c’est de réformer », tranche Emmanuel Macron. Il attribue la hausse du prix à la pompe au cours du pétrole et assure : « je me bats sur le plan international pour qu’on arrive à faire baisser le prix du pétrole ».

20h19 : Macron évoque son projet pour l'armée française

«Je veux que nous soyons autonome en matière d'écoute et de guerre cyber (...). Parfois nous avons trop dépendu», déclare Emmanuel Macron.

Sur la défense et la coopération militaire entre les Etats, Emmanuel Macron répond que «les Etats-Unis sont un allié historique. Mais être allié, ce n’est pas être vassal. Nous ne devons pas dépendre d’eux, nous devons dépenser davantage, faire davantage nous-mêmes, en tant que Français et qu’Européens».

20h12 : « Entre alliés, on se doit le respect », dit Macron au sujet des tweets de Trump

D’abord interrogé sur les récents tweets de Donald Trump, qui a critiqué la France, Emmanuel Macron répond : « entre alliés, on se doit le respect, je ne veux pas entendre le reste ».

Relancé par Gilles Bouleau, le président juge que les tweets de son homologue américain sur son impopularité et le niveau élevé du chômage français ne sont « pas si vrais que ça ». « Je pense qu’il fait de la politique américaine, et je le laisse faire ».

20h11: L'interview débute, en direct du porte-avions

20h: Le JT commence

L'interview interviendra au cours de l'émission.

19h35: Gilles Bouleau est déjà sur le porte-avions

Le journaliste de TF annonce qu'il interrogera Emmanuel Macron sur le mouvement des «gilets jaunes», le pouvoir d'achat et les derniers tweets de Donald Trump, entre autres sujets.

 

19h25 : Bienvenue sur ce live

Nous vous ferons suivre en direct l’interview d’Emmanuel Macron. Il répondra aux questions de Gilles Bouleau depuis le porte-avions Charles de Gaulle où il doit passer la nuit.