Armée européenne: Donald Trump dénonce les propos «très insultants» d'Emmanuel Macron

RENCONTRE HOULEUSE A peine arrivé à Paris, le président américain s’en est pris à son homologue français...

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Donald Trump et la Première dame Melania Trump, à leur arrivée à Paris, le 9 novembre 2018.
Le président américain Donald Trump et la Première dame Melania Trump, à leur arrivée à Paris, le 9 novembre 2018. — Jacquelyn Martin/AP/SIPA

Donald trump piqué au vif. Alors que l’Air Force One était en train d’atterrir sur le tarmac d’Orly vendredi soir, le président américain a tenu à répondre à son hôte du jour, Emmanuel Macron. Dans un tweet, Donald Trump a dénoncé, dès son arrivée à Paris à l’occasion du centenaire du 11-Novembre, les propos « très insultants » de son homologue français sur la création d’une armée européenne.

« Le président Macron vient de suggérer que l’Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie », a tweeté Donald Trump. « Très insultant mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa part à l’OTAN que les Etats-Unis subventionnent largement ! », a-t-il ajouté.

Le président des Etats-Unis est attendu ce samedi vers 11h00 dans la cour de l’Elysée où l’accueillera Emmanuel Macron. Les deux hommes devraient prononcer quelques mots devant la presse avant de s’enfermer pour un échange en tête à tête qui pourrait être orageux.

Macron veut une « véritable armée européenne »

Mardi, Emmanuel Macron a appelé de ses vœux la création d’une « véritable armée européenne » pour mieux protéger l’Europe. « On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne », a plaidé le président français. Il faut « nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis », a-t-il dit, en évoquant la décision américaine de se retirer d’un traité de désarmement nucléaire datant des années 1980.

Mais pour Donald Trump, une grande partie de l’Europe s’abrite sous le bouclier américain depuis l’après-guerre, sans payer un prix satisfaisant.