VIDEO. «Le carburant, c'est pas bibi !»: Emmanuel Macron s'explique sur la hausse des prix

JUSTIFICATION «On n'écrase personne», a plaidé Emmanuel Macron à propos de la politique du gouvernement... 

Manon Aublanc

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Emmanuel Macron lors de son arrêt à Les Epargnes, lors de sa tournée mémorielle pour le 100ème anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 6 novembre 2018.
Emmanuel Macron lors de son arrêt à Les Epargnes, lors de sa tournée mémorielle pour le 100ème anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 6 novembre 2018. — Francois Mori/AP/SIPA

En pleine « itinérance mémorielle » pour commémorer le centième anniversaire de la fin de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron s’est arrêté, ce mardi matin, à Verdun (Meuse). Le chef de l’Etat, qui s’est offert un petit bain de foule pour discuter avec les habitants, a été interrogé, une nouvelle fois, sur la hausse du prix du carburant.

« Quand vous faites un cadeau d’un côté, vous le reprenez de l’autre », lui a lancé un habitant. « Le carburant, c’est pas bibi ! », a plaisanté le président de la République, avant d’ajouter « Faites un calcul honnête. Qu’est ce que vous avec gagné en taxe d’habitation ? Qu’est ce que vous avez payé en CSG ? Je fais le pari que vous avez été gagnant, même cette année. Et l’année prochaine, on va encore vous en enlever un tiers. »

« Quand on change les habitudes, les gens sont pas forcément contents »

« La hausse du prix du carburant, il faut regarder d’où elle vient. Aux trois-quarts, elle vient des cours mondiaux. Quand vous me voyez loin, me battre sur les terrains internationaux, c’est aussi parce que ça sert à ça », s’est justifié le chef de l’Etat, avant d’ajouter que les impôts sur le carburant servaient à « financer les énergies renouvelables, les nouvelles formes de mobilités ». « Vous écrasez les gens », a enchaîné l'homme qui l'interpellait. « Non, on n'écrase personne (...) On n'écrase pas ». Le chef de l'Etat ajoute même que les gens qui se plaignent de ces hausses sont les « mêmes gens qui nous disent avec impatience "moi j'en ai marre que ma gamine ait la bronchiolite, qu'on continue à émettre [des gaz toxiques]". On est parfois paradoxaux, on l'est tous, dans le quotidien ». 

« Quand on change les choses, on bouscule les habitudes, les gens sont pas forcément contents », a déclaré Emmanuel Macron. « Faut regarder les deux bouts, vous ne me parlez que de la CSG, faut regarder la baisse des cotisations, la taxe d’habitation, soyez juste », a-t-il lancé à l’homme qui l’avait interpellé. « Ceux qui doivent faire beaucoup de kilomètres pour aller travailler, on va les aider. On va trouver un mécanisme pour accompagner, pour donner une aide, tant que les prix sont si hauts », a déclaré le chef de l’Etat, avant de rajouter « c’est vrai qu’ils sont un peu otages ».