«Place publique», le nouveau parti lancé par Raphaël Glucksmann et d'autres

PETIT NOUVEAU L’association de financement adossée à Place publique vient d’obtenir son agrément auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques…

20 Minutes avec AFP

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L'essayiste Raphaël Glucksmann place de la République à Paris, le 5 mars 2017.
L'essayiste Raphaël Glucksmann place de la République à Paris, le 5 mars 2017. — 20Minutes/OPV

Un mouvement qui veut « répondre à des urgences », démocratique, écologique, sociale. L’essayiste Raphaël Glucksmann, l’économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian et d’autres personnalités de la société civile lancent, ce mercredi, un nouveau parti, baptisé Place publique.

L’association de financement adossée à Place publique a obtenu, ce lundi, son agrément auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, selon Place publique. Un appel sera publié, mercredi dans Libération. Le nouveau mouvement sera co-présidé par le maire de Kingersheim (Haut-Rhin), Joe Spiegel, et par la cheffe d’entreprise et spécialiste des questions technologiques, Diana Filippova.

« Que cent fleurs s’épanouissent. Mais il faudra que cela converge »

Écologiste, de gauche et pro-européen, le nouveau parti s’annonce proche sur le fond d’Europe Écologie Les Verts et de Générations. Raphaël Glucksmann était d’ailleurs présent (comme Yannick Jadot) au lancement du parti de Benoît Hamon, le 1er juillet 2017. Pourrait-il présenter à son tour une liste aux Européennes, dans un paysage de gauche déjà très émietté ? S’il prône l’unité à gauche, le mouvement entend aussi se saisir « de chaque échéance politique pour peser ».

Le député européen Guillaume Balas affirme ne pas s’inquiéter de cette possible concurrence, tout en lançant une mise en garde. « Nous accueillons favorablement que les choses bougent dans un sens commun au nôtre (…) Que cent fleurs s’épanouissent. Mais il faudra que cela converge », avertit-il. « Ce sont des proches avec qui je travaille depuis des années (…) Nous sommes complémentaires », assure de son côté Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes.