Strasbourg: Emmanuel Macron entame une semaine de road trip sur les traces de la Première Guerre mondiale

COMMEMORATIONS A Strasbourg (Bas-Rhin) ce dimanche, Emmanuel Macron lance un périple d’une semaine sur le front de la Première Guerre mondiale, pour commémorer le centenaire de l’Armistice…

B.P. avec AFP
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Ici à Honfleur le 1er novembre, Emmanuel Macron est attendu avec sa femme à la cathédrale de Strasbourg ce dimanche soir. Illustration
Ici à Honfleur le 1er novembre, Emmanuel Macron est attendu avec sa femme à la cathédrale de Strasbourg ce dimanche soir. Illustration — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Son planning complet est officiel depuis plusieurs jours désormais. Pour commémorer le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, Emmanuel Macron entame ce dimanche en Alsace une semaine de road trip le long de la ligne de front de la Grande Guerre, à travers onze départements du Bas-Rhin à l’Oise, du Grand Est aux Hauts-de-France.

A une semaine du 11 novembre, jour où il ravivera la flamme du soldat inconnu avec des dizaines de dirigeants étrangers sous l’Arc de Triomphe à Paris, le président de la République lance donc son périple à Strasbourg. Ce dimanche dès 19h, une cérémonie militaire et un concert d’œuvres de Debussy et Beethoven l’attendent sur le parvis puis dans la cathédrale.


A cette occasion, Emmanuel Macron sera accompagné de son épouse et de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. Si la prestation de l’orchestre symphonique de l’Académie supérieure de Strasbourg sera retransmise en direct sur un écran géant à proximité, le centre de capitale alsacienne s'annonce pour sa part fortement perturbé dès cet après-midi.

Sur les lieux de batailles et sites emblématiques

Verdun, Somme, Morhange (Moselle), Eparges (Meuse), le Chemin des Dames (Aisne) ou la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), le président se rendra ensuite sur les lieux de batailles et sites emblématiques de la Grande Guerre, afin d’honorer la mémoire des huit millions de Français qui ont combattu de 1914 à 1918 (pour 1,4 million de morts).

Au cours de ces jours suivants, Emmanuel Macron sera accompagné d’autres chefs d’Etats. Comme son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta à Reims pour honorer « l’Armée noire » des tirailleurs africains, la Première ministre britannique Theresa May dans la Somme ou la chancelière allemande Angela Merkel à Rethondes (Oise), où a été signé l’armistice.


Et des rencontres avec des élus locaux et des entreprises

En parallèle, le président de la République a souhaité en profiter pour aller à la rencontre d’élus et d’acteurs économiques du Nord-Est. Parmi ses 17 villes étapes, Charleville-Mézières accueillera un Conseil des ministres décentralisé. Des visites sont également prévues, comme dans l’usine Renault de Maubeuge (nord), non loin de l’aciérie d’Ascoval, menacée de fermeture.

Cette volonté de l’Elysée d’insister sur son attention pour les territoires et la diplomatie au moment de commémorer le centenaire de l’Armistice a d’ailleurs fait grincer quelques dents, comme certains députés et anciens colonels. S’il n’y aura pas de défilé militaire le 11 novembre à Paris, Donald Trump et Vladimir Poutine sont, eux, attendus.