Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée en juin 2018.
Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée en juin 2018. — Jacques Witt/SIPA

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VIDEO. Grand Orient de France: Des francs-maçons réclament la «suspension temporaire» de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon va devoir défendre sa place devant la chambre suprême de la justice maçonnique, qui devra ensuite trancher... 

La plus grande association maçonnique française, « très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse ». Après le « comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes » de Jean-Luc Mélenchon, l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne « la suspension temporaire » du leader de La France insoumise, a-t-on appris auprès de l’entourage du GODF, confirmant une information de l'Express.

Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu « 30 voix pour et 3 voix contre », a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est invité à se défendre, doit désormais trancher, et ce « au mieux dans deux mois », selon cette source.

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

« Son comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes », notamment son opposition virulente lors des perquisitions au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres de la plus grande association maçonnique française, laquelle est « très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse » notamment, a-t-on ajouté.

La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour « actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire » et « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de «menteurs» et d'«abrutis» les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les « pourrir ».

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983.