VIDEO. Violences à l'école: Marine Le Pen propose 10 mesures contre «l'ensauvagement en milieu scolaire»

#PASDEVAGUE Pour la députée du Pas-de-Calais, « le pouvoir est d’évidence dépassé par les évènements »…

20 Minutes avec AFP

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Marine le Pen à Chalons-en-Champagne le 7 septembre 2018. FRANCOIS NASCIMBENI / AFP.
Marine le Pen à Chalons-en-Champagne le 7 septembre 2018. FRANCOIS NASCIMBENI / AFP. — AFP

Pour Marine Le Pen, c’est « tolérance zéro » face aux incivilités scolaires. Alors que la polémique sur la violence à l’école bat son plein, la présidente  du Rassemblement national (RN, ex-FN) a présenté, ce jeudi, dix mesures pour « agir contre l’ensauvagement en milieu scolaire ».

Réagissant à la polémique de l’enseignante braquée par un élève à Créteil, Marine Le Pen a jugé qu’il s’agissait d’une affaire « violente et quelque peu terrifiante ». « Pour autant, elle a eu un mérite », a expliqué l’ancienne candidate à la présidentielle, ajoutant : « Elle a révélé une vérité que les lecteurs attentifs des faits-divers connaissent mais que le monde de l’Éducation veut occulter par les mensonges d’État, la culpabilisation de la communauté éducative, l’abandon des enseignants, la culture de l’excuse ».

Des mesures qui figuraient déjà dans son programme présidentiel

Pour lutter contre les incivilités scolaires, Marine Le Pen a mis en avant dix mesures, qui figuraient déjà dans ses 144 engagements présidentiels.

Parmi ces mesures : rétablissement des peines planchers et suppression des remises automatiques de peine, suppression du versement des aides sociales « aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste », plan de désarmement des banlieues, « injonction civile d’éloignement » pour les délinquants dangereux ou récidivistes.

« Jean-Michel Blanquer n’a rien fait, rien décidé, rien pensé, rien analysé »

Sur le plan éducatif, le Rassemblement national veut « favoriser l’apprentissage dès 14 ans » et « recentrer l’enseignement sur les savoirs fondamentaux ». Il veut également « rompre avec le dogme de la scolarisation à tout prix au-delà de 16 ans ». Parmi les mesures absentes du programme présidentiel figure l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans.

Le parti entend également « rendre obligatoire pour le chef d’établissement, lorsqu’il doit statuer sur des actes présentant un caractère pénalement condamnable, de le signaler systématiquement au procureur de la République ». Pour la députée du Pas-de-Calais, « le pouvoir est d’évidence dépassé par les évènements. Depuis un an et quatre mois, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer n’a rien fait, rien décidé, rien pensé, rien analysé ».