LREM: Qui pour prendre la tête du mouvement à la place de Christophe Castaner?

POLITIQUE Les hautes sphères de la macronie sont à la recherche d'un profil consensuel, apte à préparer les prochaines échéances électorales...

T.L.G. avec AFP
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Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, le 5 octobre 2018 à Paris.
Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, le 5 octobre 2018 à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
  • Après le départ de Christophe Castaner pour le ministère de l’Intérieur, LREM se cherche une nouvelle tête.
  • Les hautes sphères de la macronie sont à la recherche d’un profil consensuel, apte à préparer les prochaines échéances électorales.
  • Marlène Schiappa, Pierre Person et Stanislas Guérini font figure de favoris.

Les marcheurs se cherchent une nouvelle tête. Après le départ de Christophe Castaner pour le ministère de l’Intérieur, les candidatures pour prendre sa succession se dévoilent. Dimanche, un air de campagne flottait sur Paris La Villette lors de la réunion du Conseil, c’est à dire le parlement de La République en marche. Ces quelque 800 membres de l’instance seront amenés à élire le prochain patron du mouvement le 1er décembre prochain.

Les marcheurs recherchent un profil consensuel, apte à préparer les prochaines échéances électorales, notamment les Européennes de mai 2019. 20 Minutes fait le point sur les forces et faiblesses des trois favoris : Marlène Schiappa, Stanislas Guérini et Pierre Person.

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, le 5 octobre 2018 à Paris.

La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a vu à l’occasion du dernier remaniement son portefeuille s’élargir à la lutte contre les discriminations. Mais la marcheuse pourrait aussi prendre la tête du mouvement. « Je réfléchis à présenter ma candidature mais nous verrons quand le moment sera venu », a-t-elle déclaré au JDD.

Points forts : « Marlène coche pas mal de cases », salue un membre du bureau exécutif du parti. « Elle sait "catcher" contre les oppositions, elle a un attachement aux territoires, elle est très bonne médiatiquement, elle connaît très bien le mouvement… », énumère-t-il. Placer une femme à la tête du mouvement permettrait aussi à LREM d’être en phase avec ses discours sur la parité.

Points faibles : La secrétaire d’Etat pourrait souffrir d’un handicap : le manque de temps à consacrer à un parti encore en cours de structuration, alors que la double casquette de Christophe Castaner, alors secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, avait suscité des critiques.

Stanislas Guérini

Stanislas Guérini

Le député de Paris Stanislas Guerini pourrait tirer son épingle du jeu. « Le job de parlementaire offre plus de liberté sur l’organisation de son temps », glisse celui qui plaide pour un parti « davantage tourné vers les territoires » et veut « retrouver la synergie entre le mouvement et ses élus ».

Points forts : « C’est un meilleur organisateur, il est meilleur en RH et surtout il n’est pas au gouvernement », fait valoir un proche du chef de l’État. Le porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée fait en outre partie des co-fondateurs du parti. Il est un membre apprécié de la petite bande qui a fait ses armes dans les années 2000 auprès de Dominique Strauss-Kahn, a porté Emmanuel Macron jusqu’à l’Élysée et a essaimé à tous les étages du pouvoir.

Points faibles : Il n’a pas le statut médiatique d’un Christophe Castaner ou d’une Marlène Schiappa.

Pierre Person

Le macroniste Pierre Person gagne sa circonscription à Paris.

Pierre Person est un macroniste de la première heure. Ancien membre du Parti socialiste et confondateur des Jeunes avec Macron, le député de Paris présente un profil très politique.

Points forts : Avec ses 29 ans, le jeune parlementaire incarne le renouvellement de la classe politique cher à La République en marche. Il a beaucoup oeuvré au parti dans l’ombre de Christophe Castaner. En charge d’une délégation éminemment stratégique - la préparation des élections - « il a concentré énormément de pouvoir », souligne un membre du bureau exécutif

Point faible : Son manque d’expérience. Un cadre s’interroge : « Est-ce qu’il fait le poids en débat face à Laurent Wauquiez et Marion Maréchal ? J’ai un petit doute ».

>> Outre ces trois favoris, le député de Paris Sylvain Maillard et celui des Français de l’étranger Joachim Son-Forget complètent la liste des candidats, mais avec un temps de retard. Un temps évoqué, Stéphane Travert, débarqué mardi du ministère de l’Agriculture, devrait s’occuper de soigner les 4.000 élus locaux ayant apporté leur parrainage à Emmanuel Macron en 2017.