VIDEO. Jean-Luc Mélenchon assure n'être «en guerre ni contre les médias, ni contre la justice, ni contre la police»

REACTION « Il y a une partie de la justice, de la police et des médias qui est en guerre contre nous parce que le gouvernement a décidé de nous mener cette guerre », a déclaré le patron de La France insoumise…

20 Minutes avec AFP
— 
Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée en juin 2018.
Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée en juin 2018. — Jacques Witt/SIPA

Après avoir insulté les journalistes de Franceinfo et s’en être pris à la justice et aux policiers lors des perquisitions au siège de La France insoumise et à son domicile, Jean-Luc Mélenchon agite (un peu) le drapeau blanc. Le député des Bouches-du-Rhône a assuré, ce lundi, que son parti n’était en guerre « ni contre les médias, ni contre la justice, ni contre la police ».



Le patron de La France insoumise a tout de même rajouté qu'« une partie » de ces trois corporations étaient « en guerre » contre son parti, dans le sillage du gouvernement. « Nous ne sommes pas en guerre, ni contre les médias, ni contre la justice, ni contre la police. Mais par contre, il y a une partie de la justice, de la police et des médias qui est en guerre contre nous parce que le gouvernement a décidé de nous mener cette guerre incroyable que vous avez sous les yeux », a déclaré Jean-Luc Mélenchon dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

« Ce qu’on nous fait subir n’est pas digne, c’est de l’indignité voulue pour salir »

« Quant à moi, maintenant, c’est ma vie privée qui, paraît-il, est d’intérêt général parce que, disent plusieurs journaux, dans les procès-verbaux, paraît-il, on déclarerait qu’il y avait quelqu’un chez moi à 07 heures du matin. Mais j’ai le droit, moi de caractériser mes relations », a-t-il ajouté. Le site Mediapart a évoqué une relation intime « de longue date » entre le député et Sophia Chikirou, directrice de la communication de sa dernière campagne présidentielle.

Sophia Chikirou était, par ailleurs, entendue ce lundi à Nanterre dans l’enquête sur les comptes de campagne présidentielle de LFI. Elle est soupçonnée d’avoir, avec sa société Mediascop, surfacturée ses prestations auprès du candidat Mélenchon. « Tout cela n’est pas digne. Ce qu’on nous fait subir n’est pas digne, c’est de l’indignité voulue pour salir, pour faire craquer, pour abaisser les gens, les humilier autant qu’on peut parce qu’enfin, toute la caste hurle de joie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

« Nous n’avons jamais surfacturé. Ceux qui le disent sont des menteurs »

« Nous n’avons jamais surfacturé. Ceux qui le disent sont des menteurs », a assuré le député des Bouches-du-Rhône. « Ils (les médias, NDLR) disent : vous avez fait des surfacturations, c’est à partir de là qu’ils montent tout leur roman. Il y a eu des surfacturations, elles ont été faites par la société Mediascop principalement - il y a d’autres accusations - et j’en aurais bénéficié parce que nous aurions un lien personnel. Mais tout cela doit avoir une trace quelque part non ? », a-t-il développé.

« Ils n’ont même pas fait le minimum du travail, c’est-à-dire comparer les factures sur les mêmes prestations. C’est très facile, il suffit de comparer les factures de M. Macron, de M. Hamon, de M. Fillon et les miennes, et comme ça, vous savez tout de suite combien valent les choses. Parce qu’il y a un prix du marché. C’est pas la peine de parler tout le temps du marché et de ne pas s’y référer quand par hasard il sert à quelque chose. »