Municipales: Cédric Villani (LREM) «prépare un projet pour Paris»

ELECTIONS Il commence à y avoir beaucoup de candidats à la Mairie de Paris, du côté de La République en marche...

20 Minutes avec AFP

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Cédric Villani à Paris le 26 mars 2018.
Cédric Villani à Paris le 26 mars 2018. — E. PETIT / 20 MINUTES

Le député et mathématicien Cédric Villani « prépare un projet pour Paris » et réfléchit à une candidature en vue des élections municipales de 2020, a-t-il annoncé, précisant vouloir engager « une réflexion collective » et « s’inscrire dans le plan d’ensemble de La République en marche ».

« Je prépare un projet pour Paris qui a vocation à s’inscrire dans le plan d’ensemble de La République en marche », a déclaré l’élu de l’Essonne dans un entretien à l’AFP, en citant notamment « l’initiative "Paris et moi" », engagée par le parti présidentiel début octobre pour préparer l’élection municipale.

Griveaux et Mahjoubi intéressés

Cédric Villani a « l’idée d’apporter [s]on parcours, [s]es compétences, [s]on expérience à un projet démocrate, progressiste ». Sans officialiser de candidature, donc, mais en expliquant être « en maturation ». Alors que plusieurs figures du parti ont déjà marqué leur intérêt pour l’hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ou le secrétaire d’Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi, Cédric Villani assure évoluer « dans une démarche constructive ».

« C’est une réflexion collective et je songe à apporter ma contribution. Il y a un très beau travail engagé », salue-t-il. S’il ne « renie en rien » avoir été le président du comité de soutien de l’actuelle maire Anne Hidalgo en 2014, Cédric Villani avance le « besoin de redonner du souffle à l’ensemble ».

« Je pense qu’on n’est pas allé assez loin dans l’ambition écologique »

« Je pense qu’on n’est pas allé assez loin dans l’ambition écologique. Sur les questions de bien-être, quand on fait la comparaison avec les autres capitales internationales, on reste pauvre en espaces verts. Il y a un besoin d’un cadre de vie, d’une pression qui se desserre encore », argue-t-il.

Elu du plateau de Saclay, dans l’Essonne, Cédric Villani promet que cela ne « diminue en rien [s]on engagement actuel sur le terrain ». « L’Ile-de-France, il faut y penser de manière polycentrique », plaide-t-il. « On ne peut pas faire tout reposer sur la capitale. Même si Paris est leader, elle doit venir en résonance avec d’autres centres », ajoute-t-il. « Comment peut-on concevoir l’Ile-de-France sans Paris, et vice versa. (…) Je n’ai aucun souci à assumer cela », insiste-t-il.

Il consulte depuis des mois

« J’ajoute que j’ai dix-huit années de vie professionnelle à Paris, c’est une ville dans laquelle j’ai eu beaucoup d’aventures à titre personnel et professionnel », relève encore celui qui fut longtemps directeur de l’institut de recherche Henri-Poincaré, récompensé de la médaille Fields en 2010.

Selon son entourage, Cédric Villani consulte depuis plusieurs mois, de l’Elysée à l’hôtel de Ville, autour d’une possible candidature, avant d’être conforté en septembre par un sondage, non paru, plutôt favorable en intentions de vote.